(la note peut changer, je penche plus vers l’appréciation là de suite mais je suis assez partagée.)
la première heure me séduit par son imagerie pop et sa rupture de ton régulier (même si la mise en scène en fait beaucoup trop par moment).
puis limonov décède (enfin, pas vraiment), idée que je trouve par ailleurs excellente, et là s’entame la deuxième heure et je ne sais plus comment serebrennikov se positionne vis à vis de son sujet, son personnage, ni même de sa mise en scène. on est face à un miroir, espèce de verso du même personnage dont on vient de nous montrer le recto, caractérisé par une contradiction dans les dialogues, un changement physique ostentatoire et un étalonnage beaucoup plus terne, “edouard is dead, long live edward”.
et c’est ici que tout se perd. un plan séquence qui sert d’ellipse, un retour en russie et la narration qui s’entremêle pour aboutir à la dernière séquence, qui rappelle aux spectateurs que c’est un biopic et que cet homme, dans tous ses paradoxes, à réellement existé.
c’est probablement la proposition la plus faible de serebrennikov et pourtant, elle réussi à faire réfléchir sur le genre du biopic dans forme la plus “noble”. cependant, et même si cela entre dans l’élément cité plus tôt, l’ambivalence du réalisateur sur son sujet donne des énormes trous temporels, à croire (et c’est probablement le cas) qu’une partie de la vie de limonov l’intéresse bien plus qu’une autre, ce qui ne rend donc pas compte du travail informatif que le genre est censé amener. on me répondra que le biopic est fictif, je serais d’accord. et je répondrais que c’est le problème du genre.
ayant à faire à un personnage politique très complexe, il est, je trouve, plutôt malhonnête de survoler des pans entiers de son existence.
mais ce n’est que mon avis.
(la note peut changer, je penche plus vers l’appréciation là de suite mais je suis assez partagée.)
la première heure me séduit par son imagerie pop et sa rupture de ton régulier (même si la mise en scène en fait beaucoup trop par moment).
puis limonov décède (enfin, pas vraiment), idée que je trouve par ailleurs excellente, et là s’entame la deuxième heure et je ne sais plus comment serebrennikov se positionne vis à vis de son sujet, son personnage, ni même de sa mise en scène. on est face à un miroir, espèce de verso du même personnage dont on vient de nous montrer le recto, caractérisé par une contradiction dans les dialogues, un changement physique ostentatoire et un étalonnage beaucoup plus terne, “edouard is dead, long live edward”.
et c’est ici que tout se perd. un plan séquence qui sert d’ellipse, un retour en russie et la narration qui s’entremêle pour aboutir à la dernière séquence, qui rappelle aux spectateurs que c’est un biopic et que cet homme, dans tous ses paradoxes, à réellement existé.
c’est probablement la proposition la plus faible de serebrennikov et pourtant, elle réussi à faire réfléchir sur le genre du biopic dans forme la plus “noble”. cependant, et même si cela entre dans l’élément cité plus tôt, l’ambivalence du réalisateur sur son sujet donne des énormes trous temporels, à croire (et c’est probablement le cas) qu’une partie de la vie de limonov l’intéresse bien plus qu’une autre, ce qui ne rend donc pas compte du travail informatif que le genre est censé amener. on me répondra que le biopic est fictif, je serais d’accord. et je répondrais que c’est le problème du genre.
ayant à faire à un personnage politique très complexe, il est, je trouve, plutôt malhonnête de survoler des pans entiers de son existence.
mais ce n’est que mon avis.