V
Parenthèse historique et contexte du film : Film historique sur la dictature de Salazar au Portugal et les logiques de colonisation portugaise en Afrique.Révolution des œillets à Lisbonne (révolution de gauche dans un pays membre de l’OTAN pendant la Guerre froide) : La révolution des Œillets, également surnommée le 25 avril, est le nom donné aux événements d'avril 1974 qui ont entraîné la chute de la dictature salazariste qui dominait le Portugal depuis 1933.Effectuée par des officiers armées des forces coloniales.Les guerres coloniales portugaise ont mené à cette révolution : en Angola, au Mozambique et en Guinée-Bissau.
Portugal était le pays le plus pauvre et sous développé de l’Europe à ce moment. Un pays sous le joug d’un régime autoritaire basé sur l’Église et les grands fonciers.Répression policière avec la PIDE (Polícia internacional e de defesa do estado).
Pour se développer, le Portugal tente de faire des guerres coloniales.Dans les années 1960, la dictature de Salazar tente vainement de les préserver malgré des guerres d'indépendance (guerre d'indépendance de l'Angola, guerre d'indépendance du Mozambique), qui s'achèvent en 1975, après la révolution des Œillets. Ces guerres coûtent la vie à 14 000 Portugais (De plus, au moins 20 000 soldats reviendront handicapés ou mutilés, généralement du fait des mines, et plus de 140 000 resteront traumatisés). Côté africain, le bilan est encore plus considérable : 100 000 morts, majoritairement civils. La guerre s'accompagne de massacres perpétrés contre les civils par l’armée régulière et les commandos et de l'utilisation récurrente de napalm et de mines antipersonnel. La république populaire d'Angola (Mouvement populaire de libération de l'Angola), la république populaire du Mozambique (Front de libération du Mozambique), la Guinée-Bissau (Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert), Sao Tomé-et-Principe et le Cap-Vert obtiennent tous leur indépendance.
Prise de notesBelle image, belle bande son
1974
Confrontation entre un homme et sa femme : ancien militaire dans les armées coloniales et sa femme qui le critique
L’armée prépare un coup d’Etat.« Les changements ça doit venir du Peuple »
Un soldat du Mouvement des Capitaines prend son Commandant en jougIl est traumatisé par la Guinée-Bissau
Antonia, la femme d’un militaire arrive dans une fête où il y a un évêque, des anciens militaires, des grands propriétaires fonciers, des politiques.Antonia critique l’idée d’apporter la civilisation en Afrique car eux-mêmes sont en majorité analphabète.
Antonia se fait kidnapper dans les toilettes et réprimander pour ses actions révolutionnaires
Manuel est aussi à cette fête, le mec d’Antonia, et ancien militaire dans les colonies.
Les soldats sont réveillés en pleine nuit par leurs chefs. Ils craignent d’aller en AfriqueLe Capitaine critique l’Etat portugais et recrute des soldats pour un coup d’EtatCertains ne suivent pas le chef car ils aiment leur patrie et préfèrent soutenir l’Etat.Le Capitaine dit qu’il est mieux de faire la révolution que d’aller perdre des hommes en Angola.Parmi les soldats, un dit qu’ils n’ont pas le matériel pour se révolter.Le supérieur du Capitaine les empêche de partir.La plupart des soldats le suivent pour faire un coup d’Etat.Le but de cette révolution est d’arrêter la guerre coloniale.
REVOLUTION
Emilio Santos, un étudiant d’Antonia est emprisonné. Antonia désire le faire sortir de làEmilio est un trotskiste-marxiste-léniniste, révolutionnaire.
L’armée prépare tous ses équipements dont les blindés.Ils ont réussi à prendre la radio : Rádio Clube PortuguêsLe chant de l’armée révolutionnaire passe à la radio.Manuel fait partie des révolutionnaires (sans que sa copine Antonia le sache, elle croit qu’il est à la botte du régime)
Pendant le déplacement des convois, certains blindés n’ont plus d’essence. Les soldats déplorent l’état de merde de leur équipement
La Sonate nᵒ 14 de Beethoven
Les forces armées portugaises qui ont pris la radio annoncent leur coup d’Etat à la radioAntonia et ses amis entendent la radio et voit de l’espoir dans ce mouvement
L’armée est organisée de la sorte : les colonnes de soldats sont dirigées par commandant Maia, ceux qui prennent la radio par Manuel.
Une voiture annonce avec ses phares en morse qu’il y a un coup d’Etat en cours aux prisonniers.
Les chars arrivent à Lisbonne« C’est quoi cette révolution qui s’arrête aux feux rouges ». Ils prennent leur temps et s’arrêtent au feu rouge en char d’assaut.
Général Pais est missionné pour protéger les ministèresUn Général pense que Maia et ses hommes sont là pour protéger la place… Praça do Comércio
Un navire portugais attaque les révolutionnairesLes troupes du Général Pais attaque aussi.Des troupes sont aussi envoyées à la radio
Lieutenant Lobao fait face au Général Pais pour négocierPais n’est pas très ouvert à la négociationLobao annonce à Maia qu’il n’y a pas de négociations possiblesMaia part affronter seul le Général Pais et ses hommes. Il vient pour négocier.Les soldats de Pais ont l’ordre de tirer sur Maia mais personne ne respecte l’ordre.Tous les soldats rejoignent MaiaPais voit tous ses hommes passer de l’autre côté.(Très belle scène)
Maia et ses hommes prennent un ministèreMais tout le monde est déjà partiIls vont retirer les portraits de Salazar des murs
Les troupes de Manuel ont des policiers en joug
L’armée est applaudie par la population lisboèteLes révolutionnaires veulent donner le pouvoir au peuple, leur donner la libertéAntonia et ses potes de gauche sont aussi dehorsCependant, la PIDE est là pour la répression
Antonia voit son ami Maia et le remercieAntonia apprend que Manuel (son mec) est aussi révolutionnaire.
La femme du début du film revoit son amoureux qui fait la révolution. Un œillet au bout d’un canon dans les rues et au bout des fusils
Antonia va voir Manuel à la radio
Devant le QG des flics (place de Carmo), la population et les soldats munis d’œillets demandent la démocratie, la liberté.« Impossible de séparer la foule des soldats ».Maia demande au Premier ministre de se rendre sinon ses hommes tirentPas de réponse, donc les soldats tirentLa caserne continue à résisterMaia donne l’ordre d’évacuer les civils et de tirer avec les charsLa PID mitraillent la foule (4 morts)
Deux émissaires du général António de Spínola (du MAE) entre dans la caserne
Manuel et ses hommes se font kidnappés par ceux qu’ils tenaient en otage
Maia entre dans la caserneManuel et ses hommes arrivent à reprendre le contrôleMaia confronte le PM (il lui demande son programme politique, comment régler le problème des colonies…)Il veut donner le pouvoir à MaiaNégociation entre Marcelo Caetano (Premier ministre) et António de Spínola (MAE)« Cette révolution est pour les portugais »
Le PM remercie Maia de la manière dont il a été traité lors du rapatriement
Maia et Manuel se revoient.
S’en suit la libération des prisonniers politiques (des communistes)Emilio est libéréAntonia est contenteAntonia embrasse Emilio devant Manuel (il a le seum)Manuel et Maia repartent en voiture, la foule veut les tuer parce qu’elle pense qu’ils sont des membres du PIDE…Heureusement, certains ont reconnu qu’ils étaient officiers du MFA
Voix off finale :Antonia et Emilio se sont séparés, ils sont en politique (un de droite, une de gauche)Manuel est en dépressionMaia a adopté 2 enfants, mais et mort.
Ajouts historiquesComme prévu, le pouvoir est aussitôt confié à une Junte de Salut national (JSN). Elle est composée de militaires prestigieux : Spínola, Costa Gomes, Jaime Silvério Marques, Galvão de Melo, Pinheiro de Azevedo et Rosa Coutinho. Vers 1 h 30, elle se présente aux Portugais en lisant une proclamation rédigée par le MFA. Cette proclamation affirme que le pouvoir sera remis aux civils à l'issue de la tenue d'élections libres, et insiste sur la volonté d'une politique dite « des Trois D » : « démocratiser, décoloniser et développer ». Pourtant, très vite, les divergences entre les différents protagonistes se font jour et provoquent une longue période de troubles au Portugal plus connue sous le nom de Processus révolutionnaire en cours (PREC).
Les prisonniers politiques sont libérés. Les dirigeants des partis politiques en exil peuvent dès lors revenir triomphalement au Portugal : le socialiste Mário Soares le 29 et le communiste Álvaro Cunhal le 30 avril.
V
Parenthèse historique et contexte du film : Film historique sur la dictature de Salazar au Portugal et les logiques de colonisation portugaise en Afrique.Révolution des œillets à Lisbonne (révolution de gauche dans un pays membre de l’OTAN pendant la Guerre froide) : La révolution des Œillets, également surnommée le 25 avril, est le nom donné aux événements d'avril 1974 qui ont entraîné la chute de la dictature salazariste qui dominait le Portugal depuis 1933.Effectuée par des officiers armées des forces coloniales.Les guerres coloniales portugaise ont mené à cette révolution : en Angola, au Mozambique et en Guinée-Bissau.
Portugal était le pays le plus pauvre et sous développé de l’Europe à ce moment. Un pays sous le joug d’un régime autoritaire basé sur l’Église et les grands fonciers.Répression policière avec la PIDE (Polícia internacional e de defesa do estado).
Pour se développer, le Portugal tente de faire des guerres coloniales.Dans les années 1960, la dictature de Salazar tente vainement de les préserver malgré des guerres d'indépendance (guerre d'indépendance de l'Angola, guerre d'indépendance du Mozambique), qui s'achèvent en 1975, après la révolution des Œillets. Ces guerres coûtent la vie à 14 000 Portugais (De plus, au moins 20 000 soldats reviendront handicapés ou mutilés, généralement du fait des mines, et plus de 140 000 resteront traumatisés). Côté africain, le bilan est encore plus considérable : 100 000 morts, majoritairement civils. La guerre s'accompagne de massacres perpétrés contre les civils par l’armée régulière et les commandos et de l'utilisation récurrente de napalm et de mines antipersonnel. La république populaire d'Angola (Mouvement populaire de libération de l'Angola), la république populaire du Mozambique (Front de libération du Mozambique), la Guinée-Bissau (Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert), Sao Tomé-et-Principe et le Cap-Vert obtiennent tous leur indépendance.
Prise de notesBelle image, belle bande son
1974
Confrontation entre un homme et sa femme : ancien militaire dans les armées coloniales et sa femme qui le critique
L’armée prépare un coup d’Etat.« Les changements ça doit venir du Peuple »
Un soldat du Mouvement des Capitaines prend son Commandant en jougIl est traumatisé par la Guinée-Bissau
Antonia, la femme d’un militaire arrive dans une fête où il y a un évêque, des anciens militaires, des grands propriétaires fonciers, des politiques.Antonia critique l’idée d’apporter la civilisation en Afrique car eux-mêmes sont en majorité analphabète.
Antonia se fait kidnapper dans les toilettes et réprimander pour ses actions révolutionnaires
Manuel est aussi à cette fête, le mec d’Antonia, et ancien militaire dans les colonies.
Les soldats sont réveillés en pleine nuit par leurs chefs. Ils craignent d’aller en AfriqueLe Capitaine critique l’Etat portugais et recrute des soldats pour un coup d’EtatCertains ne suivent pas le chef car ils aiment leur patrie et préfèrent soutenir l’Etat.Le Capitaine dit qu’il est mieux de faire la révolution que d’aller perdre des hommes en Angola.Parmi les soldats, un dit qu’ils n’ont pas le matériel pour se révolter.Le supérieur du Capitaine les empêche de partir.La plupart des soldats le suivent pour faire un coup d’Etat.Le but de cette révolution est d’arrêter la guerre coloniale.
REVOLUTION
Emilio Santos, un étudiant d’Antonia est emprisonné. Antonia désire le faire sortir de làEmilio est un trotskiste-marxiste-léniniste, révolutionnaire.
L’armée prépare tous ses équipements dont les blindés.Ils ont réussi à prendre la radio : Rádio Clube PortuguêsLe chant de l’armée révolutionnaire passe à la radio.Manuel fait partie des révolutionnaires (sans que sa copine Antonia le sache, elle croit qu’il est à la botte du régime)
Pendant le déplacement des convois, certains blindés n’ont plus d’essence. Les soldats déplorent l’état de merde de leur équipement
La Sonate nᵒ 14 de Beethoven
Les forces armées portugaises qui ont pris la radio annoncent leur coup d’Etat à la radioAntonia et ses amis entendent la radio et voit de l’espoir dans ce mouvement
L’armée est organisée de la sorte : les colonnes de soldats sont dirigées par commandant Maia, ceux qui prennent la radio par Manuel.
Une voiture annonce avec ses phares en morse qu’il y a un coup d’Etat en cours aux prisonniers.
Les chars arrivent à Lisbonne« C’est quoi cette révolution qui s’arrête aux feux rouges ». Ils prennent leur temps et s’arrêtent au feu rouge en char d’assaut.
Général Pais est missionné pour protéger les ministèresUn Général pense que Maia et ses hommes sont là pour protéger la place… Praça do Comércio
Un navire portugais attaque les révolutionnairesLes troupes du Général Pais attaque aussi.Des troupes sont aussi envoyées à la radio
Lieutenant Lobao fait face au Général Pais pour négocierPais n’est pas très ouvert à la négociationLobao annonce à Maia qu’il n’y a pas de négociations possiblesMaia part affronter seul le Général Pais et ses hommes. Il vient pour négocier.Les soldats de Pais ont l’ordre de tirer sur Maia mais personne ne respecte l’ordre.Tous les soldats rejoignent MaiaPais voit tous ses hommes passer de l’autre côté.(Très belle scène)
Maia et ses hommes prennent un ministèreMais tout le monde est déjà partiIls vont retirer les portraits de Salazar des murs
Les troupes de Manuel ont des policiers en joug
L’armée est applaudie par la population lisboèteLes révolutionnaires veulent donner le pouvoir au peuple, leur donner la libertéAntonia et ses potes de gauche sont aussi dehorsCependant, la PIDE est là pour la répression
Antonia voit son ami Maia et le remercieAntonia apprend que Manuel (son mec) est aussi révolutionnaire.
La femme du début du film revoit son amoureux qui fait la révolution. Un œillet au bout d’un canon dans les rues et au bout des fusils
Antonia va voir Manuel à la radio
Devant le QG des flics (place de Carmo), la population et les soldats munis d’œillets demandent la démocratie, la liberté.« Impossible de séparer la foule des soldats ».Maia demande au Premier ministre de se rendre sinon ses hommes tirentPas de réponse, donc les soldats tirentLa caserne continue à résisterMaia donne l’ordre d’évacuer les civils et de tirer avec les charsLa PID mitraillent la foule (4 morts)
Deux émissaires du général António de Spínola (du MAE) entre dans la caserne
Manuel et ses hommes se font kidnappés par ceux qu’ils tenaient en otage
Maia entre dans la caserneManuel et ses hommes arrivent à reprendre le contrôleMaia confronte le PM (il lui demande son programme politique, comment régler le problème des colonies…)Il veut donner le pouvoir à MaiaNégociation entre Marcelo Caetano (Premier ministre) et António de Spínola (MAE)« Cette révolution est pour les portugais »
Le PM remercie Maia de la manière dont il a été traité lors du rapatriement
Maia et Manuel se revoient.
S’en suit la libération des prisonniers politiques (des communistes)Emilio est libéréAntonia est contenteAntonia embrasse Emilio devant Manuel (il a le seum)Manuel et Maia repartent en voiture, la foule veut les tuer parce qu’elle pense qu’ils sont des membres du PIDE…Heureusement, certains ont reconnu qu’ils étaient officiers du MFA
Voix off finale :Antonia et Emilio se sont séparés, ils sont en politique (un de droite, une de gauche)Manuel est en dépressionMaia a adopté 2 enfants, mais et mort.
Ajouts historiquesComme prévu, le pouvoir est aussitôt confié à une Junte de Salut national (JSN). Elle est composée de militaires prestigieux : Spínola, Costa Gomes, Jaime Silvério Marques, Galvão de Melo, Pinheiro de Azevedo et Rosa Coutinho. Vers 1 h 30, elle se présente aux Portugais en lisant une proclamation rédigée par le MFA. Cette proclamation affirme que le pouvoir sera remis aux civils à l'issue de la tenue d'élections libres, et insiste sur la volonté d'une politique dite « des Trois D » : « démocratiser, décoloniser et développer ». Pourtant, très vite, les divergences entre les différents protagonistes se font jour et provoquent une longue période de troubles au Portugal plus connue sous le nom de Processus révolutionnaire en cours (PREC).
Les prisonniers politiques sont libérés. Les dirigeants des partis politiques en exil peuvent dès lors revenir triomphalement au Portugal : le socialiste Mário Soares le 29 et le communiste Álvaro Cunhal le 30 avril.