

1972·Romance·1h 50m
7.1
★







Jean, a married 40-year-old filmmaker, and his young working class lover, Catherine, engage in a circular series of spectacular blow-ups and tentative reunions, their mutual desire a fire that burns them again and again.
Directed by Maurice Pialat
based on novel or book
dysfunctional marriage
marriage problems

IMDB
N/A
Cast

Marlène Jobert
Catherine

Jean Yanne
Jean

Harry-Max
Jean's Father

Jacques Galland
Catherine's Father

Macha Méril
Françoise

Christine Fabréga
Catherine's Mother

Muse Dalbray
Catherine's Grandmother

Maurice Risch
Michel
Crew

Maurice Pialat
Director

Maurice Pialat
Screenplay

Jean-Claude Vannier
Original Music Composer

Luciano Tovoli
Director of Photography

Jean-Pierre Rassam
Executive Producer

Maurice Pialat
Executive Producer

Maurice Pialat
Novel

Jacques Dorfmann
Associate Producer
Popular Reviews
19 reviews
VictorPRO
10.0★ · 05/21/26

Ce qui se dit, ou ce qu’on peut dire de ce genre, de ce cinéma d’écoulement qui caractérise des auteurs comme Pialat, Fassbinder, Rivette, ou plus récemment Hong Sang-soo, c’est que les petits gestes de ces films sont leur propre drame : petites caméras, petits personnages de petites vies, petits fragments de montage. Et ce qui s’observe dans Nous ne vieillirons pas ensemble, c’est que les gestes humains, et plus loin encore, les gestes artistiques, vont doucement s’écouler — gentiment, en plumes de cascades — jusqu’à se vider d’amour, de tendresse.
Mais ils demeurent plus que des gestes de gestes, de simples gestes. Non. Ils sont nature, ils ne peuvent qu’être nature ; c’est tout ce qui reste, c’est tout ce qu’il y a. Ils sont les derniers morceaux des instincts du cinéma qui, un jour, avait aimé, résistant à la fin. À la fin des plans, des films, des noms des ciné-producteurs, acteurs et ciné-travailleurs. On dit souvent que Pialat rallonge ses plans, c’est vrai. Pourquoi le fait-il ? Peut-être qu’il est comme Jean qui ne veut laisser sa vie partir, en lui empruntant un dernier baiser. Qu’il ne veut perdre son espoir dans les petits gestes de la caméra : embrasse-la.
Pour qu’il reste enfin les vagues à Catherine, l’emmenant. Les Nouvelles Vagues passant. Les amours troubles des artistes fous qui avaient pour geste de sauver ce qui est né condamné, impossible. Voici la fin, la fin de ce court texte, jamais conformé, qui regarde ce qui est passé, ce qui aurait pu être, ce qui ne pourra jamais. Sur l’écran, des noms : Marlène Jobert, Jean Yanne, Maurice Pialat.
Mais ils demeurent plus que des gestes de gestes, de simples gestes. Non. Ils sont nature, ils ne peuvent qu’être nature ; c’est tout ce qui reste, c’est tout ce qu’il y a. Ils sont les derniers morceaux des instincts du cinéma qui, un jour, avait aimé, résistant à la fin. À la fin des plans, des films, des noms des ciné-producteurs, acteurs et ciné-travailleurs. On dit souvent que Pialat rallonge ses plans, c’est vrai. Pourquoi le fait-il ? Peut-être qu’il est comme Jean qui ne veut laisser sa vie partir, en lui empruntant un dernier baiser. Qu’il ne veut perdre son espoir dans les petits gestes de la caméra : embrasse-la.
Pour qu’il reste enfin les vagues à Catherine, l’emmenant. Les Nouvelles Vagues passant. Les amours troubles des artistes fous qui avaient pour geste de sauver ce qui est né condamné, impossible. Voici la fin, la fin de ce court texte, jamais conformé, qui regarde ce qui est passé, ce qui aurait pu être, ce qui ne pourra jamais. Sur l’écran, des noms : Marlène Jobert, Jean Yanne, Maurice Pialat.
Ce qui se dit, ou ce qu’on peut dire de ce genre, de ce cinéma d’écoulement qui caractérise des auteurs comme Pialat, Fassbinder, Rivette, ou plus récemment Hong Sang-soo, c’est que les petits gestes de ces films sont leur propre drame : petites caméras, petits personnages de petites vies, petits fragments de montage. Et ce qui s’observe dans Nous ne vieillirons pas ensemble, c’est que les gestes humains, et plus loin encore, les gestes artistiques, vont doucement s’écouler — gentiment, en plumes de cascades — jusqu’à se vider d’amour, de tendresse.
Mais ils demeurent plus que des gestes de gestes, de simples gestes. Non. Ils sont nature, ils ne peuvent qu’être nature ; c’est tout ce qui reste, c’est tout ce qu’il y a. Ils sont les derniers morceaux des instincts du cinéma qui, un jour, avait aimé, résistant à la fin. À la fin des plans, des films, des noms des ciné-producteurs, acteurs et ciné-travailleurs. On dit souvent que Pialat rallonge ses plans, c’est vrai. Pourquoi le fait-il ? Peut-être qu’il est comme Jean qui ne veut laisser sa vie partir, en lui empruntant un dernier baiser. Qu’il ne veut perdre son espoir dans les petits gestes de la caméra : embrasse-la.
Pour qu’il reste enfin les vagues à Catherine, l’emmenant. Les Nouvelles Vagues passant. Les amours troubles des artistes fous qui avaient pour geste de sauver ce qui est né condamné, impossible. Voici la fin, la fin de ce court texte, jamais conformé, qui regarde ce qui est passé, ce qui aurait pu être, ce qui ne pourra jamais. Sur l’écran, des noms : Marlène Jobert, Jean Yanne, Maurice Pialat.
Mais ils demeurent plus que des gestes de gestes, de simples gestes. Non. Ils sont nature, ils ne peuvent qu’être nature ; c’est tout ce qui reste, c’est tout ce qu’il y a. Ils sont les derniers morceaux des instincts du cinéma qui, un jour, avait aimé, résistant à la fin. À la fin des plans, des films, des noms des ciné-producteurs, acteurs et ciné-travailleurs. On dit souvent que Pialat rallonge ses plans, c’est vrai. Pourquoi le fait-il ? Peut-être qu’il est comme Jean qui ne veut laisser sa vie partir, en lui empruntant un dernier baiser. Qu’il ne veut perdre son espoir dans les petits gestes de la caméra : embrasse-la.
Pour qu’il reste enfin les vagues à Catherine, l’emmenant. Les Nouvelles Vagues passant. Les amours troubles des artistes fous qui avaient pour geste de sauver ce qui est né condamné, impossible. Voici la fin, la fin de ce court texte, jamais conformé, qui regarde ce qui est passé, ce qui aurait pu être, ce qui ne pourra jamais. Sur l’écran, des noms : Marlène Jobert, Jean Yanne, Maurice Pialat.
Patrick Michael
9.6★ · 08/04/25

Pialat’s always there to remind us that passion erodes just as often as it combusts.
God, I could gorge myself on every blue hue in sight.
God, I could gorge myself on every blue hue in sight.
Pialat’s always there to remind us that passion erodes just as often as it combusts.
God, I could gorge myself on every blue hue in sight.
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Steven
7.0★ · 07/13/25

En Latinoamérica esto se hubiese solucionado rapidito
En Latinoamérica esto se hubiese solucionado rapidito
Eduarda
8.0★ · 10/11/24

É incrível, mas temos aqui:
1 - caldeirão afetivo marcado por uma tonalidade monocromática de amargura e ressentimento como pilar formal do filme
2 - caráter compulsivo/repetitivo de uma relação cujo fim não tem fim, como objeto central do filme
3- uma auto confissão violenta que anda num limiar muito difuso entre realismo diegético e narração/diegese não confiável (penso em como não só Catherine, mas todas as personagens femininas do filme tem prazer em ver homens humilhados - fato narrativo? projeção do personagem? os dois?)
É dessa mistura que o filme adquire sua força, mas essa força também é o que o torna uma experiência insuportável e desagradável. 15 minutos depois de dar play e eu ja estava implorando pra que esse festival de escrotidão tão tipicamente humana acabasse logo. A cada "allors, c’est fini?" que era trocado entre o casal, a esperança de que rolariam os créditos (e nunca acabava, eterno retorno para uma situação agonizante).
Muito difícil de assistir
1 - caldeirão afetivo marcado por uma tonalidade monocromática de amargura e ressentimento como pilar formal do filme
2 - caráter compulsivo/repetitivo de uma relação cujo fim não tem fim, como objeto central do filme
3- uma auto confissão violenta que anda num limiar muito difuso entre realismo diegético e narração/diegese não confiável (penso em como não só Catherine, mas todas as personagens femininas do filme tem prazer em ver homens humilhados - fato narrativo? projeção do personagem? os dois?)
É dessa mistura que o filme adquire sua força, mas essa força também é o que o torna uma experiência insuportável e desagradável. 15 minutos depois de dar play e eu ja estava implorando pra que esse festival de escrotidão tão tipicamente humana acabasse logo. A cada "allors, c’est fini?" que era trocado entre o casal, a esperança de que rolariam os créditos (e nunca acabava, eterno retorno para uma situação agonizante).
Muito difícil de assistir
É incrível, mas temos aqui:
1 - caldeirão afetivo marcado por uma tonalidade monocromática de amargura e ressentimento como pilar formal do filme
2 - caráter compulsivo/repetitivo de uma relação cujo fim não tem fim, como objeto central do filme
3- uma auto confissão violenta que anda num limiar muito difuso entre realismo diegético e narração/diegese não confiável (penso em como não só Catherine, mas todas as personagens femininas do filme tem prazer em ver homens humilhados - fato narrativo? projeção do personagem? os dois?)
É dessa mistura que o filme adquire sua força, mas essa força também é o que o torna uma experiência insuportável e desagradável. 15 minutos depois de dar play e eu ja estava implorando pra que esse festival de escrotidão tão tipicamente humana acabasse logo. A cada "allors, c’est fini?" que era trocado entre o casal, a esperança de que rolariam os créditos (e nunca acabava, eterno retorno para uma situação agonizante).
Muito difícil de assistir
1 - caldeirão afetivo marcado por uma tonalidade monocromática de amargura e ressentimento como pilar formal do filme
2 - caráter compulsivo/repetitivo de uma relação cujo fim não tem fim, como objeto central do filme
3- uma auto confissão violenta que anda num limiar muito difuso entre realismo diegético e narração/diegese não confiável (penso em como não só Catherine, mas todas as personagens femininas do filme tem prazer em ver homens humilhados - fato narrativo? projeção do personagem? os dois?)
É dessa mistura que o filme adquire sua força, mas essa força também é o que o torna uma experiência insuportável e desagradável. 15 minutos depois de dar play e eu ja estava implorando pra que esse festival de escrotidão tão tipicamente humana acabasse logo. A cada "allors, c’est fini?" que era trocado entre o casal, a esperança de que rolariam os créditos (e nunca acabava, eterno retorno para uma situação agonizante).
Muito difícil de assistir
jenny nulf
8.0★ · 09/07/20

“When you breakup it’s like a divorce. We’re like man and wife.”
Breaking up is a marathon that’s exhausting and messy, and men are selfish and terrible at it.
Breaking up is a marathon that’s exhausting and messy, and men are selfish and terrible at it.
“When you breakup it’s like a divorce. We’re like man and wife.”
Breaking up is a marathon that’s exhausting and messy, and men are selfish and terrible at it.
Breaking up is a marathon that’s exhausting and messy, and men are selfish and terrible at it.