Deuxième œuvre de Ceylan est franchement je comprends ce qu’on lui trouve, toujours très juste et maîtrisé.
Malgré tout j’aurais beaucoup aimé que cet aspect introspectif, que l’on remarque dans l’outro lorsque le personnage principale s’adresse à personne et tout le monde à la fois en voix off, soit beaucoup plus présent étant donné le caractère indécelable et indéchiffrable de la personnalité, des désirs et des envies de ce même personnage.
Pour ce qui est de la mise en scène et des choix artistiques, il est clair que j’ai été franchement ébahit parfois : cette manière de briser le 4eme mur pour rendre encore plus confus l’événement, le parallèle entre le temps dehors, les saisons, et la vie du village… ça forme un tout assez cohérent et très riche en symbolique.
Là où le film est vraiment génial cependant, c’est dans son pari extrêmement risqué.
Se frotter au jeu de mettre en scène, en image, de manière concrète, la complexité humaine, autant psychique que morale, est une tâche immensément ardue. Les dialogues en sont les principales représentant, c’est sûr, cependant leur agencement est une tâche relativement difficile, et ce n’est pas comme si ils étaient seuls représentants. Les conflits, qu’ils soient internes ou externes, sont au cœur du récit et nous en apprennent tout autant sur les personnages que leurs propres mots.
Pourquoi Sivem à t’elle « menti » ? Pourquoi Semnat a-t-il séduit Ruyna ? Pourquoi Semnat se retourne t’il contre Kenan ? Le but n’est pas de trouver des réponses à ses questions mais bien d’observer les processus relatifs à l’être humain qui se jouent derrière : son opportunisme, sa rancoeur, sa luxure, sa crédulité ou même encore sa lâcheté.
L’homme semble continuellement chercher à ce que le monde soit comme il veut, pourtant, il s’efforce à ne pas être ce qu’il veut lui-même
Deuxième œuvre de Ceylan est franchement je comprends ce qu’on lui trouve, toujours très juste et maîtrisé.
Malgré tout j’aurais beaucoup aimé que cet aspect introspectif, que l’on remarque dans l’outro lorsque le personnage principale s’adresse à personne et tout le monde à la fois en voix off, soit beaucoup plus présent étant donné le caractère indécelable et indéchiffrable de la personnalité, des désirs et des envies de ce même personnage.
Pour ce qui est de la mise en scène et des choix artistiques, il est clair que j’ai été franchement ébahit parfois : cette manière de briser le 4eme mur pour rendre encore plus confus l’événement, le parallèle entre le temps dehors, les saisons, et la vie du village… ça forme un tout assez cohérent et très riche en symbolique.
Là où le film est vraiment génial cependant, c’est dans son pari extrêmement risqué.
Se frotter au jeu de mettre en scène, en image, de manière concrète, la complexité humaine, autant psychique que morale, est une tâche immensément ardue. Les dialogues en sont les principales représentant, c’est sûr, cependant leur agencement est une tâche relativement difficile, et ce n’est pas comme si ils étaient seuls représentants. Les conflits, qu’ils soient internes ou externes, sont au cœur du récit et nous en apprennent tout autant sur les personnages que leurs propres mots.
Pourquoi Sivem à t’elle « menti » ? Pourquoi Semnat a-t-il séduit Ruyna ? Pourquoi Semnat se retourne t’il contre Kenan ? Le but n’est pas de trouver des réponses à ses questions mais bien d’observer les processus relatifs à l’être humain qui se jouent derrière : son opportunisme, sa rancoeur, sa luxure, sa crédulité ou même encore sa lâcheté.
L’homme semble continuellement chercher à ce que le monde soit comme il veut, pourtant, il s’efforce à ne pas être ce qu’il veut lui-même