Ayant lu son autobiographie, j’ai trouvé que ce film s’inscrivait dans une vraie continuité : il en prolonge l’esprit, la mémoire et les combats, sans chercher à l’idéaliser. Ce que j’ai particulièrement aimé, c’est la manière dont il montre les failles qui deviennent des forces, les douleurs traversées, et cette force de vie malgré tout. Les moments bouleversants — notamment son retour à une vie “normale” après les camps — sont écrits avec beaucoup de justesse et de pudeur.
J’ai aussi été touché par l’humanité qui se dégage de son personnage, sa joie de vivre malgré l’horreur, son attachement profond à la justice, à la mémoire, aux valeurs républicaines. Bravo aux actrices qui incarnent Simone à différents âges : toutes sont d’une sincérité remarquable.
Le choix d’un récit non chronologique est audacieux mais pertinent : on suit une logique émotionnelle et politique plus qu’historique, et chaque séquence éclaire un combat, une blessure ou une prise de conscience. On traverse ainsi ses engagements pour les prisons, l’Europe, la mémoire de la Shoah, les droits des femmes, et en particulier la légalisation de l’avortement — tout en revenant, comme un fil rouge, à l’indicible des camps.
Seul bémol : parfois, le rythme s’accélère un peu trop, et certains événements mériteraient d’être plus creusés. Mais c’est aussi le prix à payer quand on tente de résumer une vie aussi dense, courageuse et marquante.
Ayant lu son autobiographie, j’ai trouvé que ce film s’inscrivait dans une vraie continuité : il en prolonge l’esprit, la mémoire et les combats, sans chercher à l’idéaliser. Ce que j’ai particulièrement aimé, c’est la manière dont il montre les failles qui deviennent des forces, les douleurs traversées, et cette force de vie malgré tout. Les moments bouleversants — notamment son retour à une vie “normale” après les camps — sont écrits avec beaucoup de justesse et de pudeur.
J’ai aussi été touché par l’humanité qui se dégage de son personnage, sa joie de vivre malgré l’horreur, son attachement profond à la justice, à la mémoire, aux valeurs républicaines. Bravo aux actrices qui incarnent Simone à différents âges : toutes sont d’une sincérité remarquable.
Le choix d’un récit non chronologique est audacieux mais pertinent : on suit une logique émotionnelle et politique plus qu’historique, et chaque séquence éclaire un combat, une blessure ou une prise de conscience. On traverse ainsi ses engagements pour les prisons, l’Europe, la mémoire de la Shoah, les droits des femmes, et en particulier la légalisation de l’avortement — tout en revenant, comme un fil rouge, à l’indicible des camps.
Seul bémol : parfois, le rythme s’accélère un peu trop, et certains événements mériteraient d’être plus creusés. Mais c’est aussi le prix à payer quand on tente de résumer une vie aussi dense, courageuse et marquante.