Sous le prisme d'une culture "indigène" Murnau se permet de critiquer la religion avec une liberté totale, plus précisément le mécanisme du tabou très présent dans les religions. Donc je le prend de ce point de vue personnellement.
Il critique, principalement je pense la sacralisation de l'humain. Ici c'est centré sur les femmes et la manière dont la religion les objectifie.
Vers le début, le métrage alterne beaucoup entre période joyeuse, angoissante, dansante etc.. et ce de manière très vive et brutale limite. Ce qui, pour moi, représente la nature humaine, imprévisible, avec des émotions en constante mouvance.
Le film est réellement génial avec énormément d'idées de mise en scène ultra cool. On peut parler de l'ombre des palmiers sur le corps de Matahi et Reri lorsque celle-ci prend sa décision de partir. Ces ombres symbolisent une rupture en montrant qu'à moitié le corps des deux personnages mais en les laissant très proche physiquement. Laissant percevoir que l'amour existe toujours ! Il y a aussi la comparaison entre Reri, sacralisée, et le coin de pêche, jugé trop dangereux. À l'origine dangereux par superstition, mais le tout devient réel. Et c'est exactement ce qui se passe pour Reri quand on lui colle à la peau cette étiquette de personnage divin, intouchable, inapte à l'amour.
On a également l'image rémanente de Hitu qui symbolise un peu l'omniprésence et l'oppression de la religion. Pour Reri, cela se caractérise par des hallucinations, une peur constante.
Le film en ressort très touchant, triste et oppressant. En restant profondément critique sur la religion selon moi, même si on se concentre ici seulement sur un aspect précis qui peut être interprété de manière plus vague ou sociétale.
Sous le prisme d'une culture "indigène" Murnau se permet de critiquer la religion avec une liberté totale, plus précisément le mécanisme du tabou très présent dans les religions. Donc je le prend de ce point de vue personnellement.
Il critique, principalement je pense la sacralisation de l'humain. Ici c'est centré sur les femmes et la manière dont la religion les objectifie.
Vers le début, le métrage alterne beaucoup entre période joyeuse, angoissante, dansante etc.. et ce de manière très vive et brutale limite. Ce qui, pour moi, représente la nature humaine, imprévisible, avec des émotions en constante mouvance.
Le film est réellement génial avec énormément d'idées de mise en scène ultra cool. On peut parler de l'ombre des palmiers sur le corps de Matahi et Reri lorsque celle-ci prend sa décision de partir. Ces ombres symbolisent une rupture en montrant qu'à moitié le corps des deux personnages mais en les laissant très proche physiquement. Laissant percevoir que l'amour existe toujours ! Il y a aussi la comparaison entre Reri, sacralisée, et le coin de pêche, jugé trop dangereux. À l'origine dangereux par superstition, mais le tout devient réel. Et c'est exactement ce qui se passe pour Reri quand on lui colle à la peau cette étiquette de personnage divin, intouchable, inapte à l'amour.
On a également l'image rémanente de Hitu qui symbolise un peu l'omniprésence et l'oppression de la religion. Pour Reri, cela se caractérise par des hallucinations, une peur constante.
Le film en ressort très touchant, triste et oppressant. En restant profondément critique sur la religion selon moi, même si on se concentre ici seulement sur un aspect précis qui peut être interprété de manière plus vague ou sociétale.