Si on regarde ce film par la forme en oubliant le fond, on peut largement penser qu’il est mauvais.Je m’attendais à un film hyper cliché, moqueur envers la communauté musulmane/maghrébine. Le fait que Zahia soit dedans, je me suis dit que ça puait le caca cette histoire.Néanmoins, après coup, je dois l’avouer, le message véhiculé par le film est trop fort pour que je le considère comme mauvais.
La réflexion autour du mariage arrangé, de l’homosexualité, de la fille qui se voile parce que pour sa mère elle était perdue dans la vie alors qu’elle ne sait pas le porter mais le fait par pression, des familles maghrébines qui ont fait passer le fait d’être un bon Français plutôt que d’être un bon musulman, est bien mise en lumière. Je trouve que le film ne cherche pas à salir, mais clairement à dénoncer, en quelque sorte.Si on prend l’exemple du sujet principal de ce film, qui est le mariage arrangé entre Saïd et Hadjira, le réalisateur permet avec brio de montrer l’impact que peuvent avoir les parents sur le mariage de leurs enfants, avec toute la pression qu’ils peuvent exercer, jusqu’à organiser des mariages arrangés sans amour. Faut faire des bébés. Toute cette oppression qui peut exister est absolument invivable, et pour nous, la génération qui succède à ces anciennes générations, on se doit, avec nos enfants, d’écouter ce que leur cœur veut, tout en respectant ce que Dieu nous ordonne.Y’a qu’à voir la scène au début avec la mère de Saïd qui fait de la sorcellerie chelou et qui fait boire un truc en mode "synonyme de réussite" en Islam ça existe pas tout ça c’est littéralement des traditions de je ne sais où.
Saïd, l’homo qui se retrouve marié à une femme alors qu’il aime les hommes et qu’il était en couple avec Vincent avant ce mariage, montre aussi très bien que c’est juste impossible pour lui de dire à ses parents qu’il veut être avec un homme. Néanmoins, par rapport à ça, peu importe la religion, la nationalité ou je ne sais quoi, ça ne passe pas du tout. Mais sinon, la forme c’est l’homosexualité, mais dans le fond, c’est clairement la fermeture d’esprit pour tellement de choses qui sont d’ailleurs beaucoup plus minimes que ça.
Le contraste avec Zahia et Ahmed, qui, eux, sont d’origine maghrébine, mais c’est le patriotisme avant tout, faut boire de l’alcool, donner des prénoms français aux enfants et vivre comme bon leur semble, est un peu le contraire de Hadjira et Saïd, qui, eux, restent pas mal dans les codes imposés depuis longtemps. Je m’attendais à beaucoup plus, et je trouve que c’est déjà beaucoup, mais ça va quand même.
Je terminerais par dire que même les sensations de vide dans le film veulent juste montrer à quel point Saïd et Hadjira n’ont rien à se dire. Il n’y a pas d’amour entre eux, le gars lui demande même si elle a Insta mddrr.C’est dommage qu’on n’en sache pas plus sur Hadjira. Saïd, on a compris qu’il était gay, pas besoin d’en rajouter, mais Hadjira, je trouve que c’est très limite. On sait qu’elle a eu de mauvaises fréquentations, qu’elle a fait de la prison, mais sans plus. En + de ça le jeu d’acteur est pas terrible, j’aime bien la présence de Karina Testa.La note ne provient pas tellement de la qualité du film, mais surtout de cette grosse réflexion qui existe.Perso, je regarde des films pour kiffer, mais surtout pour, à la fin, avoir une vraie réflexion et me dire que si un jour je dois utiliser un film en exemple lors d’une discussion, j’ai des bases solides. Vivarium, Ce que le jour doit à la nuit, Black Swan, Requiem for a Dream, Seven Sisters et d’autres font partie de mes films préférés parce qu’ils sont super et qu’à la fin on en ressort avec une vraie leçon.
Si nos familles apprenaient d’abord à nous écouter avant de vouloir nous imposer, je pense qu’on serait tous au sommet, mais au lieu de ça…
Si on regarde ce film par la forme en oubliant le fond, on peut largement penser qu’il est mauvais.Je m’attendais à un film hyper cliché, moqueur envers la communauté musulmane/maghrébine. Le fait que Zahia soit dedans, je me suis dit que ça puait le caca cette histoire.Néanmoins, après coup, je dois l’avouer, le message véhiculé par le film est trop fort pour que je le considère comme mauvais.
La réflexion autour du mariage arrangé, de l’homosexualité, de la fille qui se voile parce que pour sa mère elle était perdue dans la vie alors qu’elle ne sait pas le porter mais le fait par pression, des familles maghrébines qui ont fait passer le fait d’être un bon Français plutôt que d’être un bon musulman, est bien mise en lumière. Je trouve que le film ne cherche pas à salir, mais clairement à dénoncer, en quelque sorte.Si on prend l’exemple du sujet principal de ce film, qui est le mariage arrangé entre Saïd et Hadjira, le réalisateur permet avec brio de montrer l’impact que peuvent avoir les parents sur le mariage de leurs enfants, avec toute la pression qu’ils peuvent exercer, jusqu’à organiser des mariages arrangés sans amour. Faut faire des bébés. Toute cette oppression qui peut exister est absolument invivable, et pour nous, la génération qui succède à ces anciennes générations, on se doit, avec nos enfants, d’écouter ce que leur cœur veut, tout en respectant ce que Dieu nous ordonne.Y’a qu’à voir la scène au début avec la mère de Saïd qui fait de la sorcellerie chelou et qui fait boire un truc en mode "synonyme de réussite" en Islam ça existe pas tout ça c’est littéralement des traditions de je ne sais où.
Saïd, l’homo qui se retrouve marié à une femme alors qu’il aime les hommes et qu’il était en couple avec Vincent avant ce mariage, montre aussi très bien que c’est juste impossible pour lui de dire à ses parents qu’il veut être avec un homme. Néanmoins, par rapport à ça, peu importe la religion, la nationalité ou je ne sais quoi, ça ne passe pas du tout. Mais sinon, la forme c’est l’homosexualité, mais dans le fond, c’est clairement la fermeture d’esprit pour tellement de choses qui sont d’ailleurs beaucoup plus minimes que ça.
Le contraste avec Zahia et Ahmed, qui, eux, sont d’origine maghrébine, mais c’est le patriotisme avant tout, faut boire de l’alcool, donner des prénoms français aux enfants et vivre comme bon leur semble, est un peu le contraire de Hadjira et Saïd, qui, eux, restent pas mal dans les codes imposés depuis longtemps. Je m’attendais à beaucoup plus, et je trouve que c’est déjà beaucoup, mais ça va quand même.
Je terminerais par dire que même les sensations de vide dans le film veulent juste montrer à quel point Saïd et Hadjira n’ont rien à se dire. Il n’y a pas d’amour entre eux, le gars lui demande même si elle a Insta mddrr.C’est dommage qu’on n’en sache pas plus sur Hadjira. Saïd, on a compris qu’il était gay, pas besoin d’en rajouter, mais Hadjira, je trouve que c’est très limite. On sait qu’elle a eu de mauvaises fréquentations, qu’elle a fait de la prison, mais sans plus. En + de ça le jeu d’acteur est pas terrible, j’aime bien la présence de Karina Testa.La note ne provient pas tellement de la qualité du film, mais surtout de cette grosse réflexion qui existe.Perso, je regarde des films pour kiffer, mais surtout pour, à la fin, avoir une vraie réflexion et me dire que si un jour je dois utiliser un film en exemple lors d’une discussion, j’ai des bases solides. Vivarium, Ce que le jour doit à la nuit, Black Swan, Requiem for a Dream, Seven Sisters et d’autres font partie de mes films préférés parce qu’ils sont super et qu’à la fin on en ressort avec une vraie leçon.
Si nos familles apprenaient d’abord à nous écouter avant de vouloir nous imposer, je pense qu’on serait tous au sommet, mais au lieu de ça…