Hell Bent s’inscrit dans la série des Cheyenne Harry et témoigne déjà de la vitalité du jeune John Ford : grandeur des décors naturels, vigueur des poursuites et des cascades, rythme soutenu par le montage, et une introduction astucieuse du héros imparfait à travers la plume d’un écrivain
La narration reste cependant abrupte : le thème de la rédemption manque de réelle motivation et la morale proposée par la réconciliation finale paraît forcée
Ce film marque une étape dans la collaboration entre Ford et Harry Carey, où l’on devine déjà les qualités visuelles et narratives qui s’affirmeront par la suite, malgré les limites encore visibles de cette première période