je me suis beaucoup vue dans ce film. certes, je ne suis pas algérienne et je n’ai évidemment pas grandi dans les années 80, mais je viens aussi d’une ancienne colonie, et, comme Mourad, mes parents sont de classe ouvrière et ne sont pas allés très loin académiquement.
en vérité, c’est un sujet sur lequel je me penche depuis que je suis sortie du lycée, à tel point que c’en est une plaie. j’ai trouvé lancinant le temps qu’il m’a fallu pour réaliser combien le système scolaire français m’a affecté.
je ne leur en veux absolument pas, mais mes parents ont toujours voulu que je fasse ce qu’eux n’ont jamais pu faire, scolairement, et ce sentiment, quelque part élitiste, prend directement racine dans les conséquences de la colonisation.
à mon grand dam, je suis complètement déconnectée de ma culture originelle, parce qu’on m’a toujours appris que pour réussir à l’école, c’est pas d’une petite mauricienne qu’on veut, mais bel et bien d’une bonne élève française. et, honnêtement, ça je l’ai très bien réussi. je le regrette beaucoup aujourd’hui, je regrette cette identité que j’ai perdue, je regrette qui j’aurais pu être si je n’avais pas pensé de cette manière toute ma vie.
je vais conclure en disant que ce film m’a tellement touché que j’ai pleuré à chaque fois qu’il fallait rire, c’est un peu gênant de l’admettre.
je me suis beaucoup vue dans ce film. certes, je ne suis pas algérienne et je n’ai évidemment pas grandi dans les années 80, mais je viens aussi d’une ancienne colonie, et, comme Mourad, mes parents sont de classe ouvrière et ne sont pas allés très loin académiquement.
en vérité, c’est un sujet sur lequel je me penche depuis que je suis sortie du lycée, à tel point que c’en est une plaie. j’ai trouvé lancinant le temps qu’il m’a fallu pour réaliser combien le système scolaire français m’a affecté.
je ne leur en veux absolument pas, mais mes parents ont toujours voulu que je fasse ce qu’eux n’ont jamais pu faire, scolairement, et ce sentiment, quelque part élitiste, prend directement racine dans les conséquences de la colonisation.
à mon grand dam, je suis complètement déconnectée de ma culture originelle, parce qu’on m’a toujours appris que pour réussir à l’école, c’est pas d’une petite mauricienne qu’on veut, mais bel et bien d’une bonne élève française. et, honnêtement, ça je l’ai très bien réussi. je le regrette beaucoup aujourd’hui, je regrette cette identité que j’ai perdue, je regrette qui j’aurais pu être si je n’avais pas pensé de cette manière toute ma vie.
je vais conclure en disant que ce film m’a tellement touché que j’ai pleuré à chaque fois qu’il fallait rire, c’est un peu gênant de l’admettre.