Nous commençons le film avec de très beau plans, les couleurs plutôt chaudes sont merveilleusement bien utilisées, ce qui donne à certaines scènes un côté très captivant, tout comme ça nous plonge vraiment dans le monde des années 30.
Je dois avouer que le début du film n’a pas un rythme très prenant et qu’on ne sait pas trop où on va ni pourquoi on y va. Certains effets utilisés enlèvent de l’authenticité au film ce qui est dommage car ça fait assez bâclé.
La cruauté envers les hommes gay à cette époque me révolte.
Malgré sa tentative de conformisme qui n’aura pas dure longtemps il s’avère que Jimmy est le type d’homme détestable par excellence, un homme qui prend les gens et les choses pour acquises, un homme qui utilise son pouvoir sur les autres pour arriver à ses fins, ce qui fait de Jimmy un homme méprisable, il vend du rêve à Nina et profite de son désir de réussir et de l’admiration naïve qu’elle a pour lui, pour lui même satisfaire sa peur de partir mais surtout sa peur de perdre son pouvoir et son influence.
Le film reflète quand même bien l’époque et la dure réalité du milieu du théâtre a l’époque, les demandes de certains hommes avec du pouvoir, ces jeux malsains et pervers, c’est tout bonnement ignoble et c’est une honte que ce soit encore parfois le cas.
Le rythme est flou et un peu lent, certaines scènes importantes sont bâclés mais certains plan relèvent un peu la barre.
La dévotion du directeur du daily mail est touchante mais son acte était il nécessaire ? Malgré tout je le comprend un peu.
Plus l’histoire se déroule et plus je hais le personnage de Jimmy, sa quête meurtrière pour retrouver son pouvoir et un semblant de contrôle est pitoyable et illusoire.
(Ian Mckellen a vraiment bien joué ce personnage)
Tout les artistes sont ils destinés à une vie de souffrance et de tragédie pour pouvoir exercer leur art ? plus le temps passe et plus le monde perd de sa chaleur et de ses couleurs, sauf celui de Jimmy, ce qui nous montre l’illusion dans laquelle il vie.