Exceptionnel en tous points.Un film clairement politique, sociologue. A montrer à mes amis sciences pistes. Ca leur permettra de voir ce qu'est le monde.
L'image est bonne mais sans casser trois pattes à un canard, par contre les dialogues. Les dialogues sont incroyables. Je vais d'ailleurs de ce pas télécharger les sous titres de ce film pour en extraire pleins de citations.The Hedgehog ou Le Hérisson est l'un de ses films français exceptionnel qui manque sûrement de reconnaissance. Les dialogues sont surement aussi biens car ils viennent d'un livre : L'Élégance du hérisson de Muriel Barbery.
Je ne connais pas du tout cette réalisatrice, Mona Achache, je vais voir un peu sa filmographie, il est possible qu'elle soit super douée.
Résumé : Nous avons affaire à une jeune fille de 12 ans, appellée Paloma. Elle est issue d'une famille très bourgeoise, elle est fille de ministre. Elle ne trouve aucun sens dans la vie d'adulte, dans la vie de bourgeois, dans le déterminisme social. Elle voit d'un mauvais oeil la richesse, les réseaux, les invités, le mépris de classe de ses parents.Elle veut donc mourir. Elle se donne quelques temps avant de mourir (jusqu'à ses 13 ans), le temps de filmer et de documenter sa vie.
On découvre aussi Renée, la concierge. Elle est dans son coin. Méprisée et insultée par les riches propriétaires de la résidence dont les parents de Paloma et surtout sa soeur.
Un propriétaire de la résidence meurt ce qui attriste tout le monde. Un nouveau arrive tout droit du Japon et intrigue directement la concierge Renée et Paloma.Kakuro Ozu. Il va comprendre une des réferences de Renée concernant Tolstoi.
Ozu et Renée vont apprendre à se connaître. Elle est très réservée, veut rester dans sa case, veut rester à sa place (en tout cas celle qu'on lui a assigné). Elle a une pièce secrète rempli de livres. (Comme quoi lire n'est pas que bourgeois). Elle lit Anna Karénine mais aussi un livre intéressant par son titre : Eloge de l'Ombre (réfletant sa condition).Elle est veuve. Elle dit à Ozu que la mort de son mari qui était concierge n'a ému personne car concierge contrairement au propriétaire qui est mort et qui a ému tout le monde dans la résidence.Elle a peur de trop s'engager dans un terrain qu'elle ne connaît pas.Il va l'inviter à manger chez elle, elle va donc pour la première fois de sa vie au coiffeur et une de ses amis va lui offrir une robe. Ensuite, petite séance cinéma chez Ozu.Ensuite, elle est invitée pour manger au restaurant pour fêter l'anniversaire d'Ozu mais elle refuse. Elle veut rester à sa place. Mais Paloma lui demande à quoi elle joue (Paloma s'est pris d'affection pour la concierge, Renée et la filme aussi). Elle y va donc. En sortant de la résidence, une des amis ne la reconnait pas tellement est bien apprêtée. (intéressant). Il lui dit qu'elle a droit d'être son ami et même plus :)
Paloma qui ne parle à personne à part à Renée veut mourir et prépare ses médicaments qu'elle réduit en bouillie pour les manger et mourir.
Un jour plus tard. Renée se lève très heureuse, souriante, elle lit tranquillement. Elle est super heureuse. Elle sort dehors pour sortir les poubelles mais elle voit son ami SDF sur la route complètement bourré. Elle va donc le sortir de là. Mais un camion arrive à toute vitesse et la percute. Elle meurt.
Paloma et Ozu sont dévastés. La mère de Paloma demande qui est mort. Paloma répond "Renée". Elle lui dit "qui est Renée". La concierge ! (révélateur).
Paloma se dit que Renée a eu une belle mort. Elle est morte avec le sourire et avec l'idée d'aimer.(on verra aussi qu'elle est morte en tentant d'aider son ami sdf, ce qui ne serait jamais arrivé pour les bourgeois de la résidence car il n'aurait même pas prêter d'attention à ce monsieur).
(Nous ne savons pas si Paloma veut toujours mourir. Probablement que non. Elle a vu ce que faisait la mort).
Le titre Le Hérisson :C'est Paloma qui explique le titre de ce roman. Elle compare la concierge à un hérisson parce que Renée cache sa personnalité et sa vie[1],[2]. Par ses observations, elle voit que Madame Michel est plus que ce qu'elle montre aux autres, qu'elle est intelligente. À l'extérieur, elle a des piquants autour d'elle qui empêchent les autres d'avoir de l'amitié pour elle, mais à l'intérieur elle est raffinée. C'est Renée qui a l'élégance du hérisson.
Florilèges de citations qui feront probablement un jour l'objet d'une de mes analyses : bold
Je m'appelle Paloma. J'ai onze ans. J'habite au 2, rue E. Manuel, Paris dans l'appartement d'un riche. Mes parents sont riches, ma famille est riche et ma sœur et moi sont fondamentalement riches. Mais malgré cela, malgré toute cette chance et cette richesse, depuis longtemps maintenant J'ai su Je me dirige vers le bocal à poissons. Un monde où les adultes cogne comme des mouches sur la vitre. (...) Mais je sais une chose. Le bocal à poissons ce n'est pas pour moi. J'ai pris ma décision. À la fin de l'année, le jour où j'aurai douze ans, le 16 juin prochain, dans 165 jours, Je vais me suicider. (...) Planifier la mort ne veut pas dire je me laisse aller comme un légume pourri. Ce qui compte ce n'est pas le fait de mourir ou quand vous mourrez. C'est ce que tu fais à ce moment précis. À Taniguchi, les héros meurent en escaladant l'Everest. Et mon propre Everest est en train de faire un film. Un film qui montre pourquoi la vie est absurde. La vie des autres et la mienne.
Pour elle (NDLR :sa sœur), la vie est un combat dans lequel vous détruisez les autres pour gagner.
Poursuivre les étoiles. Ne pas finir pas comme un poisson dans un bol. Mardi 5 juin. J'approche doucement du 16 juin. Et je n'ai pas peur. Quand on prend la décision de mourir, c’est parce qu’on considère qu’elle entre dans l’ordre des choses.
Les adultes ont un rapport particulièrement difficile avec la mort. Alors que c’est pourtant l’évènement le plus banal du monde.
Toutes les familles heureuses se ressemblent. Mais chaque famille malheureuse est unique. (...)(Anna Karénine) "Toutes les familles heureuses se ressemblent. "Mais chaque famille malheureuse est unique." Qu'est-ce qui m'a pris ?
(Paloma et Kakuro Ozu)Je viens de faire la connaissance de notre concierge, Mme Michel. Tu l’as connu bien ? Pas vraiment, non. Curieuse rencontre, je dois dire. Vous aussi vous pensez qu'elle n’est pas ce qu’on croit ? (Regard interrogatif).
Mme Michel elle me fait penser à un petit hérisson. A l’extérieur, elle est bardée de piquants, une vraie forteresse... Mais moi j’ai l’impression qu’à l’intérieur, elle est aussi raffinée que cette petite bête faussement indolente, farouchement solitaire, et terriblement élégante.
Au diable cet ascenseur ! C'est toujours en panne (NDLRmétaphore évidente)
Et moi, est ce que mon destin se voit sur mon front ? Si je veux mourir c’est parce que je le crois. Mais s’il existait la possibilité de devenir ce qu’on n’est pas encore ? Est-ce que j’aurai su faire de ma vie, autre chose que ce à quoi on me destinait ?
Il y a des gens qui se suicident en sautant par la fenêtre, je trouve ça insensé, moi je détesterai avoir mal. A quoi ça sert de mourir si ce n’est à ne plus souffrir.
Vous savez je vis seul depuis très longtemps et je ne sors jamais. Je crains d’être un peu sauvage. -Une sauvage très civilisée alors !
Je tiens à rester discrète, je veux pas d’histoire. Personne veut d’une concierge qui a de la prétention.
- (Fille bourgeoise qui revient de chez la concierge) Elle se prend pour qui cette vieille crevure de concierge. Elle m’a claqué la porte au nez au prétexte que la lodge ouvre à 8h. - On ne va pas déranger une concierge à n’importe quelle heure du jour et de la nuit.- A une demie heure près, elle pourrait faire un effort cette grosse vache.
Vous êtes pas un concierge ordinaire. Vous, vous avez trouvé la bonne cachette (NDLR sa bibliothèque j’imagine).
Ne pas laisser sortir le chat. Ne pas laissez entrer la concierge.
Je m'appelle Renée, j'ai 54 ans. Depuis 27 ans, je suis concierge au 2 rue Eugène Manuel à Paris. Belle immeuble. Scindé en cinq appartements de grand luxe, tous habités, tous gigantesque. « Parler de soi... » Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j’ai des oignons aux pieds et, certains matins au réveil, j’ai une haleine de mammouth.J’ai pas fait d’études, j’ai toujours été pauvre. Discrète et insignifiante.(...) Voilà, tu sais tout, je t’ai tout dit. Mais non, je ne sais pas tout. (Plan sur la porte fermée de la pièce avec les livres)
Je suis veuve depuis 15 ans. Mon mari s'appelait Lucien. Le cancer aussi. Je ne savais pas. Non, vous ne saviez pas. Personne ne vous l'a dit. Ici, la maladie de Lucien n'avait pas trop d'importance. La mort de Pierre Arthens c’est un drame injuste, mais la mort d'un concierge... C'est un léger creux dans le cours du quotidien.
Plus tard, je serai concierge. C’est une très bonne idée ma chérie ; Et si nous pouvons faire quoi que soit pour t’accompagner dans cette démarche, tu sais que nous sommes là pour t’aider.
Elle m'a pas reconnu. - Parce qu'on ne vous a jamais vu.
Renée, nous pouvons être amis et même tout ce que nous voulons
Jean Pierre ! Ne restez pas là, vous êtes au milieu de la rue ! Mère Michel ! Vous avez perdu votre chat ? Jean Pierre, ne restez pas là ! (NDLR : Renée veut sauver son ami SDF qui est sur la route alcoolisé. Elle meurt en le sauvant)
Qu'est-ce qui se passe ? (mère) Renée est morte (Paloma). Qui est Renée ? (mère) Mme Michel (Ozu). Oh ! (mère)
Alors c'est comme ça. Tout d’un coup tout s'arrête. C'est ça mourir ? Vous ne reverrez plus ceux que vous aimés, vous ne reverrai plus ceux qui vous aime. Si c’est ça mourir, c’est bien la tragédie que l’on dit. (...) Ce qui important, ce n 'est pas de mourir, mais ce qu’on fait au moment où on meurt. Renée, qu’est-ce qui vous faisiez au moment où tu es mort ? Vous étiez prête à aimer.
Exceptionnel en tous points.Un film clairement politique, sociologue. A montrer à mes amis sciences pistes. Ca leur permettra de voir ce qu'est le monde.
L'image est bonne mais sans casser trois pattes à un canard, par contre les dialogues. Les dialogues sont incroyables. Je vais d'ailleurs de ce pas télécharger les sous titres de ce film pour en extraire pleins de citations.The Hedgehog ou Le Hérisson est l'un de ses films français exceptionnel qui manque sûrement de reconnaissance. Les dialogues sont surement aussi biens car ils viennent d'un livre : L'Élégance du hérisson de Muriel Barbery.
Je ne connais pas du tout cette réalisatrice, Mona Achache, je vais voir un peu sa filmographie, il est possible qu'elle soit super douée.
Résumé : Nous avons affaire à une jeune fille de 12 ans, appellée Paloma. Elle est issue d'une famille très bourgeoise, elle est fille de ministre. Elle ne trouve aucun sens dans la vie d'adulte, dans la vie de bourgeois, dans le déterminisme social. Elle voit d'un mauvais oeil la richesse, les réseaux, les invités, le mépris de classe de ses parents.Elle veut donc mourir. Elle se donne quelques temps avant de mourir (jusqu'à ses 13 ans), le temps de filmer et de documenter sa vie.
On découvre aussi Renée, la concierge. Elle est dans son coin. Méprisée et insultée par les riches propriétaires de la résidence dont les parents de Paloma et surtout sa soeur.
Un propriétaire de la résidence meurt ce qui attriste tout le monde. Un nouveau arrive tout droit du Japon et intrigue directement la concierge Renée et Paloma.Kakuro Ozu. Il va comprendre une des réferences de Renée concernant Tolstoi.
Ozu et Renée vont apprendre à se connaître. Elle est très réservée, veut rester dans sa case, veut rester à sa place (en tout cas celle qu'on lui a assigné). Elle a une pièce secrète rempli de livres. (Comme quoi lire n'est pas que bourgeois). Elle lit Anna Karénine mais aussi un livre intéressant par son titre : Eloge de l'Ombre (réfletant sa condition).Elle est veuve. Elle dit à Ozu que la mort de son mari qui était concierge n'a ému personne car concierge contrairement au propriétaire qui est mort et qui a ému tout le monde dans la résidence.Elle a peur de trop s'engager dans un terrain qu'elle ne connaît pas.Il va l'inviter à manger chez elle, elle va donc pour la première fois de sa vie au coiffeur et une de ses amis va lui offrir une robe. Ensuite, petite séance cinéma chez Ozu.Ensuite, elle est invitée pour manger au restaurant pour fêter l'anniversaire d'Ozu mais elle refuse. Elle veut rester à sa place. Mais Paloma lui demande à quoi elle joue (Paloma s'est pris d'affection pour la concierge, Renée et la filme aussi). Elle y va donc. En sortant de la résidence, une des amis ne la reconnait pas tellement est bien apprêtée. (intéressant). Il lui dit qu'elle a droit d'être son ami et même plus :)
Paloma qui ne parle à personne à part à Renée veut mourir et prépare ses médicaments qu'elle réduit en bouillie pour les manger et mourir.
Un jour plus tard. Renée se lève très heureuse, souriante, elle lit tranquillement. Elle est super heureuse. Elle sort dehors pour sortir les poubelles mais elle voit son ami SDF sur la route complètement bourré. Elle va donc le sortir de là. Mais un camion arrive à toute vitesse et la percute. Elle meurt.
Paloma et Ozu sont dévastés. La mère de Paloma demande qui est mort. Paloma répond "Renée". Elle lui dit "qui est Renée". La concierge ! (révélateur).
Paloma se dit que Renée a eu une belle mort. Elle est morte avec le sourire et avec l'idée d'aimer.(on verra aussi qu'elle est morte en tentant d'aider son ami sdf, ce qui ne serait jamais arrivé pour les bourgeois de la résidence car il n'aurait même pas prêter d'attention à ce monsieur).
(Nous ne savons pas si Paloma veut toujours mourir. Probablement que non. Elle a vu ce que faisait la mort).
Le titre Le Hérisson :C'est Paloma qui explique le titre de ce roman. Elle compare la concierge à un hérisson parce que Renée cache sa personnalité et sa vie[1],[2]. Par ses observations, elle voit que Madame Michel est plus que ce qu'elle montre aux autres, qu'elle est intelligente. À l'extérieur, elle a des piquants autour d'elle qui empêchent les autres d'avoir de l'amitié pour elle, mais à l'intérieur elle est raffinée. C'est Renée qui a l'élégance du hérisson.
Florilèges de citations qui feront probablement un jour l'objet d'une de mes analyses : bold
Je m'appelle Paloma. J'ai onze ans. J'habite au 2, rue E. Manuel, Paris dans l'appartement d'un riche. Mes parents sont riches, ma famille est riche et ma sœur et moi sont fondamentalement riches. Mais malgré cela, malgré toute cette chance et cette richesse, depuis longtemps maintenant J'ai su Je me dirige vers le bocal à poissons. Un monde où les adultes cogne comme des mouches sur la vitre. (...) Mais je sais une chose. Le bocal à poissons ce n'est pas pour moi. J'ai pris ma décision. À la fin de l'année, le jour où j'aurai douze ans, le 16 juin prochain, dans 165 jours, Je vais me suicider. (...) Planifier la mort ne veut pas dire je me laisse aller comme un légume pourri. Ce qui compte ce n'est pas le fait de mourir ou quand vous mourrez. C'est ce que tu fais à ce moment précis. À Taniguchi, les héros meurent en escaladant l'Everest. Et mon propre Everest est en train de faire un film. Un film qui montre pourquoi la vie est absurde. La vie des autres et la mienne.
Pour elle (NDLR :sa sœur), la vie est un combat dans lequel vous détruisez les autres pour gagner.
Poursuivre les étoiles. Ne pas finir pas comme un poisson dans un bol. Mardi 5 juin. J'approche doucement du 16 juin. Et je n'ai pas peur. Quand on prend la décision de mourir, c’est parce qu’on considère qu’elle entre dans l’ordre des choses.
Les adultes ont un rapport particulièrement difficile avec la mort. Alors que c’est pourtant l’évènement le plus banal du monde.
Toutes les familles heureuses se ressemblent. Mais chaque famille malheureuse est unique. (...)(Anna Karénine) "Toutes les familles heureuses se ressemblent. "Mais chaque famille malheureuse est unique." Qu'est-ce qui m'a pris ?
(Paloma et Kakuro Ozu)Je viens de faire la connaissance de notre concierge, Mme Michel. Tu l’as connu bien ? Pas vraiment, non. Curieuse rencontre, je dois dire. Vous aussi vous pensez qu'elle n’est pas ce qu’on croit ? (Regard interrogatif).
Mme Michel elle me fait penser à un petit hérisson. A l’extérieur, elle est bardée de piquants, une vraie forteresse... Mais moi j’ai l’impression qu’à l’intérieur, elle est aussi raffinée que cette petite bête faussement indolente, farouchement solitaire, et terriblement élégante.
Au diable cet ascenseur ! C'est toujours en panne (NDLRmétaphore évidente)
Et moi, est ce que mon destin se voit sur mon front ? Si je veux mourir c’est parce que je le crois. Mais s’il existait la possibilité de devenir ce qu’on n’est pas encore ? Est-ce que j’aurai su faire de ma vie, autre chose que ce à quoi on me destinait ?
Il y a des gens qui se suicident en sautant par la fenêtre, je trouve ça insensé, moi je détesterai avoir mal. A quoi ça sert de mourir si ce n’est à ne plus souffrir.
Vous savez je vis seul depuis très longtemps et je ne sors jamais. Je crains d’être un peu sauvage. -Une sauvage très civilisée alors !
Je tiens à rester discrète, je veux pas d’histoire. Personne veut d’une concierge qui a de la prétention.
- (Fille bourgeoise qui revient de chez la concierge) Elle se prend pour qui cette vieille crevure de concierge. Elle m’a claqué la porte au nez au prétexte que la lodge ouvre à 8h. - On ne va pas déranger une concierge à n’importe quelle heure du jour et de la nuit.- A une demie heure près, elle pourrait faire un effort cette grosse vache.
Vous êtes pas un concierge ordinaire. Vous, vous avez trouvé la bonne cachette (NDLR sa bibliothèque j’imagine).
Ne pas laisser sortir le chat. Ne pas laissez entrer la concierge.
Je m'appelle Renée, j'ai 54 ans. Depuis 27 ans, je suis concierge au 2 rue Eugène Manuel à Paris. Belle immeuble. Scindé en cinq appartements de grand luxe, tous habités, tous gigantesque. « Parler de soi... » Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j’ai des oignons aux pieds et, certains matins au réveil, j’ai une haleine de mammouth.J’ai pas fait d’études, j’ai toujours été pauvre. Discrète et insignifiante.(...) Voilà, tu sais tout, je t’ai tout dit. Mais non, je ne sais pas tout. (Plan sur la porte fermée de la pièce avec les livres)
Je suis veuve depuis 15 ans. Mon mari s'appelait Lucien. Le cancer aussi. Je ne savais pas. Non, vous ne saviez pas. Personne ne vous l'a dit. Ici, la maladie de Lucien n'avait pas trop d'importance. La mort de Pierre Arthens c’est un drame injuste, mais la mort d'un concierge... C'est un léger creux dans le cours du quotidien.
Plus tard, je serai concierge. C’est une très bonne idée ma chérie ; Et si nous pouvons faire quoi que soit pour t’accompagner dans cette démarche, tu sais que nous sommes là pour t’aider.
Elle m'a pas reconnu. - Parce qu'on ne vous a jamais vu.
Renée, nous pouvons être amis et même tout ce que nous voulons
Jean Pierre ! Ne restez pas là, vous êtes au milieu de la rue ! Mère Michel ! Vous avez perdu votre chat ? Jean Pierre, ne restez pas là ! (NDLR : Renée veut sauver son ami SDF qui est sur la route alcoolisé. Elle meurt en le sauvant)
Qu'est-ce qui se passe ? (mère) Renée est morte (Paloma). Qui est Renée ? (mère) Mme Michel (Ozu). Oh ! (mère)
Alors c'est comme ça. Tout d’un coup tout s'arrête. C'est ça mourir ? Vous ne reverrez plus ceux que vous aimés, vous ne reverrai plus ceux qui vous aime. Si c’est ça mourir, c’est bien la tragédie que l’on dit. (...) Ce qui important, ce n 'est pas de mourir, mais ce qu’on fait au moment où on meurt. Renée, qu’est-ce qui vous faisiez au moment où tu es mort ? Vous étiez prête à aimer.