J’ai beaucoup de choses à contre dire sur la définition qui est donnée de l’autisme, mais étant donné que le film a presque 20 ans et qu’en France on est en retard de plusieurs décennies concernant l’autisme, je vais passer outre.
Étant moi-même sœur d’un frère autiste, j’ai été extrêmement touchée, même bouleversée, par ce portrait que Sandrine Bonnaire réalise avec une tendresse particulière mais aussi une colère lucide face à l’internement de Sabine. C’est quelque chose qui me préoccupe grandement et qui est le sujet de beaucoup de mes peurs face à l’avenir. Jusqu’ici mon frère a toujours été très bien pris en charge et j’en suis extrêmement reconnaissante, mais je suis tout simplement terrifiée à l’idée qu’un jour, à cause d’un changement de lois, d’idéologie politique ou d’à peu près n’importe quoi, mon frère subisse la même chose que Sabine, et qu’il disparaisse, qu’il ne soit plus considéré par le monde et la société comme un être humain à part entière, avec ses besoins et ses particularités. (ce qui est une réalité pour beaucoup de personne autistes encore aujourd’hui)
J’espère un jour pouvoir moi aussi réaliser un aussi beau portrait de mon frère, le mettre en lumière comme Sandrine l’a fait pour Sabine.
(Concernant la partie éthique, qui se pose évidemment, voir la review que j’ai liké car c’est plus pertinent que tout ce que je pourrais bien écrire)
J’ai beaucoup de choses à contre dire sur la définition qui est donnée de l’autisme, mais étant donné que le film a presque 20 ans et qu’en France on est en retard de plusieurs décennies concernant l’autisme, je vais passer outre.
Étant moi-même sœur d’un frère autiste, j’ai été extrêmement touchée, même bouleversée, par ce portrait que Sandrine Bonnaire réalise avec une tendresse particulière mais aussi une colère lucide face à l’internement de Sabine. C’est quelque chose qui me préoccupe grandement et qui est le sujet de beaucoup de mes peurs face à l’avenir. Jusqu’ici mon frère a toujours été très bien pris en charge et j’en suis extrêmement reconnaissante, mais je suis tout simplement terrifiée à l’idée qu’un jour, à cause d’un changement de lois, d’idéologie politique ou d’à peu près n’importe quoi, mon frère subisse la même chose que Sabine, et qu’il disparaisse, qu’il ne soit plus considéré par le monde et la société comme un être humain à part entière, avec ses besoins et ses particularités. (ce qui est une réalité pour beaucoup de personne autistes encore aujourd’hui)
J’espère un jour pouvoir moi aussi réaliser un aussi beau portrait de mon frère, le mettre en lumière comme Sandrine l’a fait pour Sabine.
(Concernant la partie éthique, qui se pose évidemment, voir la review que j’ai liké car c’est plus pertinent que tout ce que je pourrais bien écrire)