« Rien de ce qui est humain ne peut me dégoûter »
On pénètre dans l’enceinte du système judiciaire belge aux côtés de l’excentrique juge d’instruction Anne Gruwez, et l’on en découvre les aspects les plus bruts, les plus mesquins et finalement les plus ordinaires…
Le film est particulièrement perturbant, notamment par son côté humoristique.
On a parfois du mal à se persuader qu’il s’agit de la réalité, tant certaines situations sont brutales, glauques (dans l’esprit de Strip-Tease), mais surtout à cause de la réalisation, qui efface la frontière entre documentaire et mise en scène. La caméra se fond entièrement dans l’action, jusqu’à s’effacer, laissant le réel se dérouler. Le réel dépasse la fiction, brisant tabous et interdits (à travers des photos violentes non censurées et l’exhumation d’un corps), tout en levant le voile sur les zones d’ombre du travail de juge d’instruction, d’une manière qu’aucune œuvre de fiction ne pourrait égaler.
On y voit le vice de certains humains — « les malfrats », comme les appelle Anne — mais aussi la violence du système (racisme, partialité…), incarnés par cette juge.
C’est l’un des meilleurs documentaires/films sur le système judiciaire que j’aie pu voir (pour l’instant).
« Rien de ce qui est humain ne peut me dégoûter »
On pénètre dans l’enceinte du système judiciaire belge aux côtés de l’excentrique juge d’instruction Anne Gruwez, et l’on en découvre les aspects les plus bruts, les plus mesquins et finalement les plus ordinaires…
Le film est particulièrement perturbant, notamment par son côté humoristique.
On a parfois du mal à se persuader qu’il s’agit de la réalité, tant certaines situations sont brutales, glauques (dans l’esprit de Strip-Tease), mais surtout à cause de la réalisation, qui efface la frontière entre documentaire et mise en scène. La caméra se fond entièrement dans l’action, jusqu’à s’effacer, laissant le réel se dérouler. Le réel dépasse la fiction, brisant tabous et interdits (à travers des photos violentes non censurées et l’exhumation d’un corps), tout en levant le voile sur les zones d’ombre du travail de juge d’instruction, d’une manière qu’aucune œuvre de fiction ne pourrait égaler.
On y voit le vice de certains humains — « les malfrats », comme les appelle Anne — mais aussi la violence du système (racisme, partialité…), incarnés par cette juge.
C’est l’un des meilleurs documentaires/films sur le système judiciaire que j’aie pu voir (pour l’instant).