Pourquoi c'est nul ? Parce que les acteurs sont nuls ? Les dialogues aussi ? L'usage du noir et blanc nul ? Parce qu'on n'a vraiment aucun point de vue algérien.
Grille d’analyse film Mon Colonel (2006)1. Contexte international, national et historique du filmContexte international :Le film se situe dans le contexte de la guerre froide, période marquée par des rivalités impériales et la décolonisation, notamment en Afrique du Nord. La guerre d’Algérie, entre 1954 et 1962, s’inscrit dans ce cadre global où les luttes pour l’indépendance s’opposent à la domination coloniale française, tout en étant influencées par la compétition entre les puissances mondiales (,10). La violence et la torture y sont des outils de contrôle, reflétant les tensions géopolitiques de l'époque.Le film est sorti en 2006, après une loi de l’Assemblée nationale française. Loi n° 2005-158 du 23 février 2005 portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés. Article 1 « La Nation exprime sa reconnaissance aux femmes et aux hommes qui ont participé à l'oeuvre accomplie par la France dans les anciens départements français d'Algérie, au Maroc, en Tunisie et en Indochine ainsi que dans les territoires placés antérieurement sous la souveraineté française ».Contexte national :Sur le plan national, le film évoque la fracture profonde en France autour de la décolonisation de l’Algérie. La société française est divisée entre partisans du maintien de l’Empire et ceux favorables à l'indépendance, notamment à travers des débats publics houleux et une mémoire conflictuelle (,10). La question coloniale et la responsabilité des politiques françaises sont centrales dans le récit, témoignant des luttes internes françaises face à cette guerre.Contexte historique représenté :Le film se concentre sur l’année 1957, une année clé de la guerre d’Algérie, notamment durant la Bataille d’Alger. Il montre la lutte clandestine, la répression, la torture, et le terrorisme de l’époque, tout en commentant l’état de la société française et algérienne. La reconstitution historique sert aussi de commentaire sur la période contemporaine (,5,6).2. Situation et dilemme présentés aux personnagesLe film raconte l’histoire de Guy Rossi, un jeune officier juriste, confronté à la brutalité de la guerre d’Algérie sous le commandement du colonel Duplan (quasiment la représentation du Général Massu qui avait organisé un putsch). Le dilemme dramatique est celui de Rossi devant la question de la légitimité moral et légale des méthodes utilisées : doit-il obéir à l’autorité ou résister à l’injustice ? La révélation progressive de la responsabilité du colonel dans la torture soulève aussi le dilemme de la responsabilité personnelle face à la justice et à la mémoire (,5,11).3. Agents sociaux et rapports (classe, race, genre)Les personnages incarnent différentes catégories sociales :• Le jeune officier Rossi, appartenant à la classe moyenne, représente la jeunesse engagée dans la militarisation de la société.• Le colonel Duplan incarne l’autoritarisme militaire, incarnant la hiérarchie et la loyauté à l’État français.• La société coloniale algérienne, marginalisée et victime de la violence, n’est pas directement personnifiée mais traversée par la violence coloniale et la résistance diffuse. La hiérarchie militaire, la justice française, et la société coloniale construisent un rapport basé sur la domination, la répression et le silence. Le film dévoile ainsi la violence de ces rapports, notamment la transformation de Rossi en bourreau sous la pression (,9,10).4. Genre cinématographique et ses codesMon Colonel appartient au genre thriller politique / drame historique. Il utilise des codes de l’enquête, du film de procès, et de la reconstitution historique. La structure narrative en va-et-vient entre passé (1920-1957) et présent (1993) est typique des films qui cherchent à révéler une vérité. La représentation réaliste des scènes de torture, la tension dramatique, ainsi que l’ambiance sombre, renforcent l’impact critique de l’œuvre (,4,6).5. Point de vue (POV) qui oriente l’identification du spectateurLe film adopte principalement le point de vue de Rossi, le jeune officier innocent, qui devient témoin et acteur de la violence. Le spectateur s’identifie à lui et à sa quête de vérité, ce qui sert à susciter une empathie et à questionner la légitimité de la violence d’État. La perspective subjective permet au public de percevoir la détresse morale du protagoniste et d’adopter une position critique sur le système militaire et politique français de l’époque (,10,11).6. Rôle du réalisateur, des acteurs et de l’équipe dans le message idéologiqueLaurent Herbiet, en adaptation du roman de Francis Zamponi, se positionne comme un réaliste engagé. Son film dénonce la responsabilité de l’État français dans l’institutionnalisation de la torture et critique la mémoire collective qui tente d’occulter ces faits. Olivier Gourmet, en Colonel Duplan, incarne un personnage ambigu, à la fois héroïque et monstrueux. La mise en scène, la photographie en noir et blanc pour la période historique, et la reconstruction réaliste, participent à renforcer le message critique. La responsabilité collective, la justice, et la quête de vérité apparaissent comme des questions fondamentales traitées implicitement par la direction artistique et le jeu des acteurs (,4,5).7. Grammaire cinématographique et symbolique (images, sons, tropes)Le film utilise un contraste marqué entre la noirceur des scènes de la guerre (noir et blanc, cadrages serrés, musique sombre) et la coloration du présent (,6). La reconstitution réaliste des scènes de torture et de combat politique vise à produire une forte charge émotionnelle. La caméra dynamique, les plans rapprochés sur Rossi, et les images choc symbolisent la brutalité de la guerre et la culpabilité. La musique et le montage accentuent le climat oppressant, soulignant l’horreur et la responsabilité morale (,4). Prise de note pendant le visionnageScenario par Costa – Gavras
Scène d’ouverture d’assassinat. Colonel Duplan. Le tueur dit s’être vengé de ce qui s’est passé en Algérie.Duplan était contre l’existence de l’Etat algérien.
Retour en arrière, plans en noir et blanc
Soldat de la caserne de Saint Arnaud (en Algérie française)Il s’appelle Lieutenant RossiC’est un juriste
Discours du Colonel « Ce pays a toujours eu besoin d’une autre nation pour le civiliser »« Besoin de la mission civilisatrice »« Survie de l’Occident chrétien »« L’armée n’est pas ici pour défendre les riches colons qui exploite les musulmans »« Ils ne se rendent pas compte de la gravité de la situation »
Caserne Saint Arnaud : car nom Général qui a conquis la région en 1937.
Retour au présent, plans en couleurDébats entre soldats sur la lettre de Rossi sur Duplan.Fils de Duplan parle de son père.
Lieutenante reçoit nouvelle lettreRetour au passé en noir et blanc.
Rossi lit les textes que le Colonel lui a donné« La France sans l’Algérie ne serait plus la France »Débat sur les pouvoirs spéciaux entre Rossi et le Colonel. En gros, les pouvoirs spéciaux font que l’armée peut tout faire même si c’est contraire au Droit. Le décret dit des « pouvoirs spéciaux », voté en Conseil des ministres en mars 1956, sous le gouvernement Guy Mollet, accorde à l'armée française des pouvoirs très étendus dans le cadre de la guerre d'Algérie.
Le Colonel se dit contre la corvée de bois Colonel dit que c’est un Etat de siège qui est en place.
« Le bled »
Recensement de toute la population et du bétail. Le Sous-préfet n’est pas d’accord mais les militaires sont au-dessus de lui. Il invoque la loi des pouvoirs spéciaux.
Réponse militaire aux grèves du FLN. Bien que Rossi rappelle que ce n’est pas légal.Plan intéressant : Colonel, Rossi et autorité locale (Commissaire) demande à des gens de sortir d’un bâtiment sous peine de tirs de char. Le pouvoir face au Peuple.Mais le mec qu’ils ont bombardé est de leur côté.
Retour au présent. En couleur. Questions des soldats au Commissaire.Elle reçoit encore une lettre donc retour à l’histoire de Rossi.Retour au passé.Charnier à ciel ouvert d’algériens indépendants avec sur eux des pancartes disant qu’ils sont terroristes et qu’ils ont payé.Charnier comme violence symbolique car ces dits terroristes n’ont pas de sépulture. Référence au mythe d’Antigone.
Le Commissaire donne l’idée de la torture pour accélérer les procédures« La torture n’est pas un tabou » dit Colonel.Brandit l’idée de protéger la population en torturant des dits terroristes
Colonel Duplan veut que Rossi soit affecté dans un service de renseignements. Il accepte. Il est missionné pour faire « cracher des informations ».Il voit la brutalité des arrestations. Et même s’il est contre et condamne, il ne fait rien.Au lieu de maltraiter ceux qu’ils ont arrêté, Rossi les nomme tous chefs d’ilots pour lutter contre les fellagas (partisans Algérie indépendante).
Rossi se fait offrir La Peste de Camus par un pied noir*. Dans La Peste (1947), Albert Camus raconte l’épidémie qui frappe la ville d’Oran, mais derrière ce récit se cache une allégorie plus large du mal politique et moral, que l’on peut relier au contexte colonial de l’Algérie. Né dans ce pays, Camus observe avec lucidité les injustices du système colonial sans jamais rompre totalement avec la communauté européenne à laquelle il appartient. La peste symbolise alors non seulement les totalitarismes de son temps, mais aussi la contagion morale du colonialisme, qui enferme les hommes dans l’indifférence et la peur. Par la figure du docteur Rieux, Camus exprime un humanisme lucide : il refuse la haine, la violence et l’idéologie, prônant la solidarité et la dignité humaine comme seules réponses au mal. Ainsi, avant même la guerre d’Algérie, La Peste traduit déjà la tension intime de Camus, partagé entre son attachement à sa terre natale et sa révolte contre toute oppression.Le plan d’après, pendant une cérémonie du 14 juillet, un lieutenant est victime d’un attentat. Des algériens se font frappés dans la rue. L’armée arrive sur place pour « remettre l’ordre ».
Le chef d’ilot algérien de la place est interrogé. Il a été soldat pour la France. Il dit ne rien savoir. Rossi est convaincu qu’il sait. Effectivement il savait.Rossi dit que cet aveu n’a pas de valeur juridique, mais son camarade lui dit que ce n’est pas grave tant qu’il a peur.
Retour au présent. Questions posées au fameux camarade de Rossi. Capitaine Roger.Il dit avoir pacifier la région.
Retour au passé.Rossi pratique la torture pour avoir des aveu. Des « procédés spéciaux » Ingestion forcée d’eau, électricité.D’ailleurs : Une loi votée le 31 juillet 1968 en confirmation des deux décrets du 22 mars 1962, amnistie l'ensemble des infractions commises en Algérie par l'armée française et ses partisans.Quand il écrit ses lettres, il éprouve de la culpabilité. Mais bon…Il laisse faire la torture.Les militaires sont contents car ils disent recevoir des aveu. Aveu donné sous la torture donc véridique ??
Utilisation du catholicisme pour tenter de se déculpabiliser de la torture, de la barbarie et de la violence.
Des hommes politiques du Gouvernement arrivent sur place pour féliciter les soldats français.Le Colonel parle des méthodes de torture.Ils n’y prêtent pas vraiment attention.
« Nous allons rendre la justice nous-mêmes et en public ». Rossi est contre. Colonel dit que « nous sommes en guerre ». Parce qu’initialement, c’est la peine de mort mais avec les délais et la possibilité d’appel ça n’aboutit que rarement.
Colonel veut créer des tribunaux militaires. Rossi est contre.Le Colonel a donc oublié son idée.Mais à la place, il a organisé des exécutions publiques.Le tueur du Lieutenant se fait tirer dessus en public.Pendant l’exécution, Rossi se barre en courant.Colonel Duplan lui reproche son manque de courage pour une exécution qu’il a pourtant lui-même demandé.
Il prend 1 semaine de permission.Il va à Constantine.Il retrouve son ami le Lieutenant qui n’a plus qu’un bras.Ils se rendent dans un restaurant complet mais puisqu’ils sont militaires, ils prennent une table réservée.Ils discutent des « Évènements »Rossi est du côté de la mission civilisatrice, le Lieutenant comprend que les Algériens veulent décider de leur sort. Le Lieutenant lui dit « tu n’as pas changé, on t’a changé ».Le lieutenant dit « on est des occupants ici ».
Le Colonel lui raconte que l’un de ses amis instituteurs (Monsieur Assensio) qu’il a vu à Constantine est dans le complet. « Il collabore avec l’ennemi ».Le Colonel lui dit que Rossi fait de la « haute trahison » mais lui donne une seconde chance.
Retour au présent. Interrogatoire de Monsieur Assensio. Qui a été amnistié.On ne sait pas ce qu’ai devenu Rossi.Il est soupçonné d’avoir tué le Colonel Duplan.Encore une lettre reçue.
Donc retour dans le passé.Rossi refuse de participer aux pelotons d’exécutions Il dit avoir envisager le suicideIl est parti de la caserneAlors qu’il est interpellé par des fils dans un restaurant et qu’il leur dit « à la prochaine », le restaurant explose.
Bien que blessé par l’explosion, il ne change pas de point de vue.Il finit sa lettre en disant « Papa je t’embrasse ». Donc on comprend que les lettres sont adressées à son père. De ce fait, les lettres sont données à la lieutenante par le Père de Rossi ou par Assenssio. Retour au présent. La lieutenante comprend.
LE GOAT Charles Aznavour. La lieutenante et son camarade l’interroge.Il avoue avoir envoyé les lettres.Il est le père de Guy Rossi.Rossi est mort.La version officielle dit qu’il est mort au combat.Aznavour dit qu’il a découvert grâce à Assenssio la réalité sur son fils.
Aznavour avoue avoir tué le Colonel.Il dit le faire pour son propre compte.
Retour sur le passé proche. Père Rossi demande au Colonel comment son fils est mort. Le Colonel dit que « sa mort était un soulagement » et qu’il était un traitre.Donc il a tué le Colonel.
PS : Cécile de France uselessPS : les scènes de combats armés pas réalistesPS : l’usage du noir et blanc mal maitriséePS : la guerre d’Algérie non représentée empiriquementPS : Colonel Duplan est l’incarnation de Général Massu
Chronologie en dates 1er novembre 1954 : déclenchement de l'insurrection armée par le FLN.5 février 1955 : Pierre Mendès France, président du Conseil, propose un plan de réformes en Algérie, mais, mis en minorité, est contraint de démissionner.1er avril 1955 : Edgar Faure, président du Conseil, instaure l'état d'urgence dans une partie de l'Algérie.12 mars 1956 : l'Assemblée nationale vote la loi sur les « pouvoirs spéciaux » pour l'Algérie.20 août 1956 : congrès de La Soummam où le FLN définit sa stratégie.7 janvier 1957 : début de la bataille d'Alger.28 janvier-4 février 1957 : grève générale anticoloniale en Algérie et des travailleurs algériens en France (jusqu’à 80 % de grévistes, et entre 60 et 100 % selon les secteurs). En répression, de nombreux Algériens sont licenciés, d’autres sont enlevés par l’armée ou torturés[2].13 mai 1958 : les Européens prennent le gouvernement général à Alger. Création d'un Comité de salut public à Alger présidé par le général Massu.16 mai 1958 : des manifestations de « fraternisation » entre Européens et Musulmans ont lieu sur la place du Forum à Alger.1er juin 1958 : de Gaulle investi par l'Assemblée nationale, avec pouvoirs spéciaux.4 juin 1958 : de Gaulle dit aux colons d'Alger : « Je vous ai compris ».19 septembre 1958 : le Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) dirigé par Ferhat Abbas est formé au Caire.28 septembre 1958 : la nouvelle Constitution est approuvée par référendum. 79 % de oui en métropole, 95 % en Algérie.4 octobre 1958 : naissance de la Ve République.23 octobre 1958 : de Gaulle propose la « paix des braves » au FLN.21 décembre 1958 : de Gaulle élu président de la république.16 septembre 1959 : de Gaulle reconnaît le droit à l'autodétermination du peuple algérien.24 janvier au 1er février 1960 : semaine des barricades.11 décembre 1960 : De grandes manifestations pour l'indépendance de l'Algérie et en soutien au FLN éclatent dans plusieurs villes algériennes et notamment à Alger et ses quartiers populaires.19 décembre 1960 : L'Assemblée Générale des Nations unies adopte une résolution reconnaissant le droit du peuple algérien à l'autodétermination et à l'Indépendance.22 avril 1961 : tentative de putsch des anciens généraux Salan, Challe, Jouhaud et Zeller.17 octobre 1961 : la manifestation des « Français musulmans d'Algérie » à Paris est sévèrement réprimée.18 mars 1962 : signature des accords d'Évian donnant l'indépendance à l'Algérie.26 mars 1962 : fusillade de la rue d'Isly, les militaires ouvrent le feu sur les Européens qui manifestent contre les accords d'Évian : 46 morts et 200 blessés.15 avril 1962 : installation de la Force locale, force mixte de maintien de l'ordre composée de « Musulmans » du contingent (majoritaires) et d'Européens.3 juillet 1962 : reconnaissance par la France de l'indépendance de l'Algérie[3].5 juillet 1962 : déclaration officielle de l'indépendance de l'Algéri
Film gauche caviar. De bourgeois colonialistes
Pourquoi c'est nul ? Parce que les acteurs sont nuls ? Les dialogues aussi ? L'usage du noir et blanc nul ? Parce qu'on n'a vraiment aucun point de vue algérien.
Grille d’analyse film Mon Colonel (2006)1. Contexte international, national et historique du filmContexte international :Le film se situe dans le contexte de la guerre froide, période marquée par des rivalités impériales et la décolonisation, notamment en Afrique du Nord. La guerre d’Algérie, entre 1954 et 1962, s’inscrit dans ce cadre global où les luttes pour l’indépendance s’opposent à la domination coloniale française, tout en étant influencées par la compétition entre les puissances mondiales (,10). La violence et la torture y sont des outils de contrôle, reflétant les tensions géopolitiques de l'époque.Le film est sorti en 2006, après une loi de l’Assemblée nationale française. Loi n° 2005-158 du 23 février 2005 portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés. Article 1 « La Nation exprime sa reconnaissance aux femmes et aux hommes qui ont participé à l'oeuvre accomplie par la France dans les anciens départements français d'Algérie, au Maroc, en Tunisie et en Indochine ainsi que dans les territoires placés antérieurement sous la souveraineté française ».Contexte national :Sur le plan national, le film évoque la fracture profonde en France autour de la décolonisation de l’Algérie. La société française est divisée entre partisans du maintien de l’Empire et ceux favorables à l'indépendance, notamment à travers des débats publics houleux et une mémoire conflictuelle (,10). La question coloniale et la responsabilité des politiques françaises sont centrales dans le récit, témoignant des luttes internes françaises face à cette guerre.Contexte historique représenté :Le film se concentre sur l’année 1957, une année clé de la guerre d’Algérie, notamment durant la Bataille d’Alger. Il montre la lutte clandestine, la répression, la torture, et le terrorisme de l’époque, tout en commentant l’état de la société française et algérienne. La reconstitution historique sert aussi de commentaire sur la période contemporaine (,5,6).2. Situation et dilemme présentés aux personnagesLe film raconte l’histoire de Guy Rossi, un jeune officier juriste, confronté à la brutalité de la guerre d’Algérie sous le commandement du colonel Duplan (quasiment la représentation du Général Massu qui avait organisé un putsch). Le dilemme dramatique est celui de Rossi devant la question de la légitimité moral et légale des méthodes utilisées : doit-il obéir à l’autorité ou résister à l’injustice ? La révélation progressive de la responsabilité du colonel dans la torture soulève aussi le dilemme de la responsabilité personnelle face à la justice et à la mémoire (,5,11).3. Agents sociaux et rapports (classe, race, genre)Les personnages incarnent différentes catégories sociales :• Le jeune officier Rossi, appartenant à la classe moyenne, représente la jeunesse engagée dans la militarisation de la société.• Le colonel Duplan incarne l’autoritarisme militaire, incarnant la hiérarchie et la loyauté à l’État français.• La société coloniale algérienne, marginalisée et victime de la violence, n’est pas directement personnifiée mais traversée par la violence coloniale et la résistance diffuse. La hiérarchie militaire, la justice française, et la société coloniale construisent un rapport basé sur la domination, la répression et le silence. Le film dévoile ainsi la violence de ces rapports, notamment la transformation de Rossi en bourreau sous la pression (,9,10).4. Genre cinématographique et ses codesMon Colonel appartient au genre thriller politique / drame historique. Il utilise des codes de l’enquête, du film de procès, et de la reconstitution historique. La structure narrative en va-et-vient entre passé (1920-1957) et présent (1993) est typique des films qui cherchent à révéler une vérité. La représentation réaliste des scènes de torture, la tension dramatique, ainsi que l’ambiance sombre, renforcent l’impact critique de l’œuvre (,4,6).5. Point de vue (POV) qui oriente l’identification du spectateurLe film adopte principalement le point de vue de Rossi, le jeune officier innocent, qui devient témoin et acteur de la violence. Le spectateur s’identifie à lui et à sa quête de vérité, ce qui sert à susciter une empathie et à questionner la légitimité de la violence d’État. La perspective subjective permet au public de percevoir la détresse morale du protagoniste et d’adopter une position critique sur le système militaire et politique français de l’époque (,10,11).6. Rôle du réalisateur, des acteurs et de l’équipe dans le message idéologiqueLaurent Herbiet, en adaptation du roman de Francis Zamponi, se positionne comme un réaliste engagé. Son film dénonce la responsabilité de l’État français dans l’institutionnalisation de la torture et critique la mémoire collective qui tente d’occulter ces faits. Olivier Gourmet, en Colonel Duplan, incarne un personnage ambigu, à la fois héroïque et monstrueux. La mise en scène, la photographie en noir et blanc pour la période historique, et la reconstruction réaliste, participent à renforcer le message critique. La responsabilité collective, la justice, et la quête de vérité apparaissent comme des questions fondamentales traitées implicitement par la direction artistique et le jeu des acteurs (,4,5).7. Grammaire cinématographique et symbolique (images, sons, tropes)Le film utilise un contraste marqué entre la noirceur des scènes de la guerre (noir et blanc, cadrages serrés, musique sombre) et la coloration du présent (,6). La reconstitution réaliste des scènes de torture et de combat politique vise à produire une forte charge émotionnelle. La caméra dynamique, les plans rapprochés sur Rossi, et les images choc symbolisent la brutalité de la guerre et la culpabilité. La musique et le montage accentuent le climat oppressant, soulignant l’horreur et la responsabilité morale (,4). Prise de note pendant le visionnageScenario par Costa – Gavras
Scène d’ouverture d’assassinat. Colonel Duplan. Le tueur dit s’être vengé de ce qui s’est passé en Algérie.Duplan était contre l’existence de l’Etat algérien.
Retour en arrière, plans en noir et blanc
Soldat de la caserne de Saint Arnaud (en Algérie française)Il s’appelle Lieutenant RossiC’est un juriste
Discours du Colonel « Ce pays a toujours eu besoin d’une autre nation pour le civiliser »« Besoin de la mission civilisatrice »« Survie de l’Occident chrétien »« L’armée n’est pas ici pour défendre les riches colons qui exploite les musulmans »« Ils ne se rendent pas compte de la gravité de la situation »
Caserne Saint Arnaud : car nom Général qui a conquis la région en 1937.
Retour au présent, plans en couleurDébats entre soldats sur la lettre de Rossi sur Duplan.Fils de Duplan parle de son père.
Lieutenante reçoit nouvelle lettreRetour au passé en noir et blanc.
Rossi lit les textes que le Colonel lui a donné« La France sans l’Algérie ne serait plus la France »Débat sur les pouvoirs spéciaux entre Rossi et le Colonel. En gros, les pouvoirs spéciaux font que l’armée peut tout faire même si c’est contraire au Droit. Le décret dit des « pouvoirs spéciaux », voté en Conseil des ministres en mars 1956, sous le gouvernement Guy Mollet, accorde à l'armée française des pouvoirs très étendus dans le cadre de la guerre d'Algérie.
Le Colonel se dit contre la corvée de bois Colonel dit que c’est un Etat de siège qui est en place.
« Le bled »
Recensement de toute la population et du bétail. Le Sous-préfet n’est pas d’accord mais les militaires sont au-dessus de lui. Il invoque la loi des pouvoirs spéciaux.
Réponse militaire aux grèves du FLN. Bien que Rossi rappelle que ce n’est pas légal.Plan intéressant : Colonel, Rossi et autorité locale (Commissaire) demande à des gens de sortir d’un bâtiment sous peine de tirs de char. Le pouvoir face au Peuple.Mais le mec qu’ils ont bombardé est de leur côté.
Retour au présent. En couleur. Questions des soldats au Commissaire.Elle reçoit encore une lettre donc retour à l’histoire de Rossi.Retour au passé.Charnier à ciel ouvert d’algériens indépendants avec sur eux des pancartes disant qu’ils sont terroristes et qu’ils ont payé.Charnier comme violence symbolique car ces dits terroristes n’ont pas de sépulture. Référence au mythe d’Antigone.
Le Commissaire donne l’idée de la torture pour accélérer les procédures« La torture n’est pas un tabou » dit Colonel.Brandit l’idée de protéger la population en torturant des dits terroristes
Colonel Duplan veut que Rossi soit affecté dans un service de renseignements. Il accepte. Il est missionné pour faire « cracher des informations ».Il voit la brutalité des arrestations. Et même s’il est contre et condamne, il ne fait rien.Au lieu de maltraiter ceux qu’ils ont arrêté, Rossi les nomme tous chefs d’ilots pour lutter contre les fellagas (partisans Algérie indépendante).
Rossi se fait offrir La Peste de Camus par un pied noir*. Dans La Peste (1947), Albert Camus raconte l’épidémie qui frappe la ville d’Oran, mais derrière ce récit se cache une allégorie plus large du mal politique et moral, que l’on peut relier au contexte colonial de l’Algérie. Né dans ce pays, Camus observe avec lucidité les injustices du système colonial sans jamais rompre totalement avec la communauté européenne à laquelle il appartient. La peste symbolise alors non seulement les totalitarismes de son temps, mais aussi la contagion morale du colonialisme, qui enferme les hommes dans l’indifférence et la peur. Par la figure du docteur Rieux, Camus exprime un humanisme lucide : il refuse la haine, la violence et l’idéologie, prônant la solidarité et la dignité humaine comme seules réponses au mal. Ainsi, avant même la guerre d’Algérie, La Peste traduit déjà la tension intime de Camus, partagé entre son attachement à sa terre natale et sa révolte contre toute oppression.Le plan d’après, pendant une cérémonie du 14 juillet, un lieutenant est victime d’un attentat. Des algériens se font frappés dans la rue. L’armée arrive sur place pour « remettre l’ordre ».
Le chef d’ilot algérien de la place est interrogé. Il a été soldat pour la France. Il dit ne rien savoir. Rossi est convaincu qu’il sait. Effectivement il savait.Rossi dit que cet aveu n’a pas de valeur juridique, mais son camarade lui dit que ce n’est pas grave tant qu’il a peur.
Retour au présent. Questions posées au fameux camarade de Rossi. Capitaine Roger.Il dit avoir pacifier la région.
Retour au passé.Rossi pratique la torture pour avoir des aveu. Des « procédés spéciaux » Ingestion forcée d’eau, électricité.D’ailleurs : Une loi votée le 31 juillet 1968 en confirmation des deux décrets du 22 mars 1962, amnistie l'ensemble des infractions commises en Algérie par l'armée française et ses partisans.Quand il écrit ses lettres, il éprouve de la culpabilité. Mais bon…Il laisse faire la torture.Les militaires sont contents car ils disent recevoir des aveu. Aveu donné sous la torture donc véridique ??
Utilisation du catholicisme pour tenter de se déculpabiliser de la torture, de la barbarie et de la violence.
Des hommes politiques du Gouvernement arrivent sur place pour féliciter les soldats français.Le Colonel parle des méthodes de torture.Ils n’y prêtent pas vraiment attention.
« Nous allons rendre la justice nous-mêmes et en public ». Rossi est contre. Colonel dit que « nous sommes en guerre ». Parce qu’initialement, c’est la peine de mort mais avec les délais et la possibilité d’appel ça n’aboutit que rarement.
Colonel veut créer des tribunaux militaires. Rossi est contre.Le Colonel a donc oublié son idée.Mais à la place, il a organisé des exécutions publiques.Le tueur du Lieutenant se fait tirer dessus en public.Pendant l’exécution, Rossi se barre en courant.Colonel Duplan lui reproche son manque de courage pour une exécution qu’il a pourtant lui-même demandé.
Il prend 1 semaine de permission.Il va à Constantine.Il retrouve son ami le Lieutenant qui n’a plus qu’un bras.Ils se rendent dans un restaurant complet mais puisqu’ils sont militaires, ils prennent une table réservée.Ils discutent des « Évènements »Rossi est du côté de la mission civilisatrice, le Lieutenant comprend que les Algériens veulent décider de leur sort. Le Lieutenant lui dit « tu n’as pas changé, on t’a changé ».Le lieutenant dit « on est des occupants ici ».
Le Colonel lui raconte que l’un de ses amis instituteurs (Monsieur Assensio) qu’il a vu à Constantine est dans le complet. « Il collabore avec l’ennemi ».Le Colonel lui dit que Rossi fait de la « haute trahison » mais lui donne une seconde chance.
Retour au présent. Interrogatoire de Monsieur Assensio. Qui a été amnistié.On ne sait pas ce qu’ai devenu Rossi.Il est soupçonné d’avoir tué le Colonel Duplan.Encore une lettre reçue.
Donc retour dans le passé.Rossi refuse de participer aux pelotons d’exécutions Il dit avoir envisager le suicideIl est parti de la caserneAlors qu’il est interpellé par des fils dans un restaurant et qu’il leur dit « à la prochaine », le restaurant explose.
Bien que blessé par l’explosion, il ne change pas de point de vue.Il finit sa lettre en disant « Papa je t’embrasse ». Donc on comprend que les lettres sont adressées à son père. De ce fait, les lettres sont données à la lieutenante par le Père de Rossi ou par Assenssio. Retour au présent. La lieutenante comprend.
LE GOAT Charles Aznavour. La lieutenante et son camarade l’interroge.Il avoue avoir envoyé les lettres.Il est le père de Guy Rossi.Rossi est mort.La version officielle dit qu’il est mort au combat.Aznavour dit qu’il a découvert grâce à Assenssio la réalité sur son fils.
Aznavour avoue avoir tué le Colonel.Il dit le faire pour son propre compte.
Retour sur le passé proche. Père Rossi demande au Colonel comment son fils est mort. Le Colonel dit que « sa mort était un soulagement » et qu’il était un traitre.Donc il a tué le Colonel.
PS : Cécile de France uselessPS : les scènes de combats armés pas réalistesPS : l’usage du noir et blanc mal maitriséePS : la guerre d’Algérie non représentée empiriquementPS : Colonel Duplan est l’incarnation de Général Massu
Chronologie en dates 1er novembre 1954 : déclenchement de l'insurrection armée par le FLN.5 février 1955 : Pierre Mendès France, président du Conseil, propose un plan de réformes en Algérie, mais, mis en minorité, est contraint de démissionner.1er avril 1955 : Edgar Faure, président du Conseil, instaure l'état d'urgence dans une partie de l'Algérie.12 mars 1956 : l'Assemblée nationale vote la loi sur les « pouvoirs spéciaux » pour l'Algérie.20 août 1956 : congrès de La Soummam où le FLN définit sa stratégie.7 janvier 1957 : début de la bataille d'Alger.28 janvier-4 février 1957 : grève générale anticoloniale en Algérie et des travailleurs algériens en France (jusqu’à 80 % de grévistes, et entre 60 et 100 % selon les secteurs). En répression, de nombreux Algériens sont licenciés, d’autres sont enlevés par l’armée ou torturés[2].13 mai 1958 : les Européens prennent le gouvernement général à Alger. Création d'un Comité de salut public à Alger présidé par le général Massu.16 mai 1958 : des manifestations de « fraternisation » entre Européens et Musulmans ont lieu sur la place du Forum à Alger.1er juin 1958 : de Gaulle investi par l'Assemblée nationale, avec pouvoirs spéciaux.4 juin 1958 : de Gaulle dit aux colons d'Alger : « Je vous ai compris ».19 septembre 1958 : le Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) dirigé par Ferhat Abbas est formé au Caire.28 septembre 1958 : la nouvelle Constitution est approuvée par référendum. 79 % de oui en métropole, 95 % en Algérie.4 octobre 1958 : naissance de la Ve République.23 octobre 1958 : de Gaulle propose la « paix des braves » au FLN.21 décembre 1958 : de Gaulle élu président de la république.16 septembre 1959 : de Gaulle reconnaît le droit à l'autodétermination du peuple algérien.24 janvier au 1er février 1960 : semaine des barricades.11 décembre 1960 : De grandes manifestations pour l'indépendance de l'Algérie et en soutien au FLN éclatent dans plusieurs villes algériennes et notamment à Alger et ses quartiers populaires.19 décembre 1960 : L'Assemblée Générale des Nations unies adopte une résolution reconnaissant le droit du peuple algérien à l'autodétermination et à l'Indépendance.22 avril 1961 : tentative de putsch des anciens généraux Salan, Challe, Jouhaud et Zeller.17 octobre 1961 : la manifestation des « Français musulmans d'Algérie » à Paris est sévèrement réprimée.18 mars 1962 : signature des accords d'Évian donnant l'indépendance à l'Algérie.26 mars 1962 : fusillade de la rue d'Isly, les militaires ouvrent le feu sur les Européens qui manifestent contre les accords d'Évian : 46 morts et 200 blessés.15 avril 1962 : installation de la Force locale, force mixte de maintien de l'ordre composée de « Musulmans » du contingent (majoritaires) et d'Européens.3 juillet 1962 : reconnaissance par la France de l'indépendance de l'Algérie[3].5 juillet 1962 : déclaration officielle de l'indépendance de l'Algéri
Film gauche caviar. De bourgeois colonialistes